Les Français font de moins en moins confiance aux vaccins

Un patient reçoit un vaccin contre la grippe, le 8 octobre 2015, à Lille.
Un patient reçoit un vaccin contre la grippe, le 8 octobre 2015, à Lille. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

En tout, 69% des personnes interrogées font confiance aux vaccins, selon un sondage réalisé pour l'industrie pharmaceutique.

Les vaccins font l'objet d'un scepticisme grandissant de la part des Français. Selon une étude annuelle*, publiée lundi 24 octobre, seulement 69% des personnes interrogées font confiance aux vaccins. C'est le taux le plus bas depuis le lancement de l'Observatoire sociétal du médicament, réalisé depuis 2012 par l'institut Ipsos pour l'organisation française des industriels du secteur, le Leem.

La moitié (52%) des personnes interrogées considère que la vaccination présente plus de bénéfices que de risques, 33% estimant qu'elle comprend autant des deux et 15% plus que risques que d'avantages, selon cette étude. Ces perceptions varient toutefois d'une génération à l'autre : la génération des 25-34 ans est ainsi la plus méfiante, et celle des 55-59 ans la plus confiante. Sur l'ensemble des sondés, 34% déclarent ne pas être certains d'être à jour dans leur vaccination et 6% n'en ont aucune idée.

Une méfiance envers les médicaments en général

Mais la méfiance des Français augmente aussi pour la plupart des catégories de médicaments comme envers les professionnels de santé. Pour les médicaments en général, 84% des sondés déclarent avoir confiance, un niveau restant élevé mais en baisse d'un point sur un an. Une érosion apparaît dans la quasi-totalité des catégories, en particulier les médicaments sur ordonnance (-5 points) et les médicaments remboursés (-4 points), deux catégories qui demeurent toutefois à un niveau de confiance très élevé (88%). Seule l'homéopathie progresse (73%, +2 points), tandis que les génériques restent stables par rapport à 2015, à 68%.

La confiance dans les professionnels de santé pour informer sur les médicaments demeure également élevée (de 88% pour les pharmaciens à 93% pour le médecin traitant) mais décline sur un an, tandis que celle accordée aux lanceurs d'alerte explose (69%, +24 points).

* Le sondage a été effectué auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 personnes en France, interrogées par internet du 9 au 16 juin 2016.