VIDEO. Homéopathie : "En tant que parlementaires, nous avons été harcelés de messages de la part de Boiron", se souvient Aurore Bergé

FRANCEINFO / RADIO FRANCE

Après l'annonce par le gouvernement mardi du déremboursement par la Sécurité sociale de l'homéopathie à horizon 2021, la porte-parole de La République en marche, Aurore Bergé, se souvient du "harcèlement" dont elle et ses collègues députés auraient fait l'objet de la part du laboratoire Boiron, leader de l'homéopathie en France.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé mardi que l’homéopathie serait déremboursée totalement à partir de 2021. "Nous avons été en tant que parlementaires harcelés de messages de la part de Boiron qui nous a invités à des conférences, à des petits déjeuners, à des rencontres, qui a déployé énormément de moyens", dénonce jeudi 11 juillet sur franceinfo Aurore Bergé, députée et porte-parole de LREM.

Quand on nous accuse matin, midi et soir d’être soumis aux lobbys, quand on accuse la ministre de la Santé d’être soumise aux lobbys pharmaceutiques, moi j’aimerais bien savoir comment Boiron s’est comporté depuis le début.

Aurore Bergé

à franceinfo

La décision de la ministre Agnès Buzyn est donc selon elle "la démonstration non seulement qu’on fait confiance à la science mais aussi qu’on n’est pas soumis aux lobbys quand on prend cette décision courageuse". "Je pense que tous les parlementaires l’ont été ; d’abord celles et ceux qui dans leur circonscription évidemment ont des laboratoires qui travaillent sur ces questions-là, mais plus généralement, nous l’avons été pour que nous puissions influencer sur cette décision", indique Aurore Bergé.

"L'argument principal des laboratoires est celui de l'emploi"

Pourquoi, dès lors, des députés d'opposition ont-ils contesté cette décision ? "Peut-être, répond la députée, parce qu’il y a une forme de démagogie, peut-être parce qu’il y a une pétition qui a été signalée par un certain nombre de Français et qu’ils se disent qu’il y a là peut-être matière électorale, il y a plein de raisons qui peuvent justifier cela", a-t-elle répondu avant de s'agacer que "pour l’instant on n’a entendu que les arguments des laboratoires et leur argument principal était celui de l’emploi".

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