Furosémide : une nouvelle mort suspecte, enquête ouverte à Toulon

Une boîte de furosémide du laboratoire Teva.
Une boîte de furosémide du laboratoire Teva. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

L'autopsie n'a, pour l'instant, pas permis d'attribuer ce décès à la prise du médicament incriminé, indique le procureur.

Il pourrait s'agir de la quatrième victime dans l'affaire du diurétique Furosémide du laboratoire Teva, dont des boîtes ont fait l'objet d'un mauvais conditionnement. Un homme de 78 ans qui prenait ce médicament est mort mardi. Une enquête préliminaire en recherche des causes de la mort a été ouverte à Toulon (Var), a indiqué le parquet, jeudi 13 juin.

L'autopsie pratiquée "ne permet pas d'attribuer ce décès à la prise du médicament incriminé, mais nous sommes dans l'attente des résultats toxicologiques", a déclaré le procureur de la République de Toulon, Xavier Tarabeux, confirmant une information de France Bleu Provence. Ce retraité domicilié à Hyères (Var) avait rapporté lui-même les lots incriminés à son pharmacien. Il est décédé des suites d'un œdème pulmonaire, selon la même source.

Les inspections de l'ANSM n'ont rien donné

Le parquet de Paris a ouvert mercredi une enquête préliminaire sur le mauvais conditionnement de boîtes du Furosémide, pour "tromperie aggravée", "homicides et blessures involontaires", "mise en danger de la vie d'autrui" et "administration de substance nuisible". 

L'Agence du médicament (ANSM) a inspecté pendant deux jours le site de ce groupe pharmaceutique israélien – leader mondial des génériques – à Sens (Yonne), d'où sont sorties les boîtes dont certaines contenaient des cachets de somnifère Zopiclone au lieu du diurétique. L'inspection n'a pas permis de déceler de défaut de pratique ou d'organisation.

Après l'annonce dimanche d'un premier décès, un nonagénaire marseillais chez qui des boîtes faisant partie des deux premiers lots rappelés avaient été retrouvées, l'ANSM avait fait état lundi de deux nouveaux signalements de pharmacovigilance avec "un décès et un cas grave". Le parquet de Privas (Ardèche) a par ailleurs ouvert une enquête après le décès d'un octogénaire qui aurait pris du Furosémide, selon ses proches.

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