Furosémide Teva : pas de somnifères dans les analyses de deux patients

Une boîte de furosémide du laboratoire Teva.
Une boîte de furosémide du laboratoire Teva. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Ces deux personnes, qui prenaient le diurétique, étaient mortes alors qu'un problème de conditionnement du médicament avait été signalé.

L'affaire se dégonfle progressivement. Mercredi 26 juin, le parquet de Marseille (Bouches-du-Rhône) a annoncé que les analyses effectuées sur le nonagénaire mort le 8 juin à Marseille et qui prenait du diurétique furosémide du laboratoire Teva ne révèlent pas de traces de somnifères. Elles démontrent qu'il est décédé des suites d'un œdème pulmonaire aigu. Des résultats qui vont dans le même sens que ceux révélés mardi concernant la mort d'un septuagénaire, à Hyères (Var).

Alors que des boîtes de furosémide auraient fait l'objet d'un mauvais conditionnement, les analyses toxicologiques effectuées sur le nonagénaire n'ont pas révélé la présence de somnifère zopiclone, ni dans le sang, ni dans les urines. Mais "du furosémide a bien été identifié. Ces résultats valent pour les quelques heures ayant précédé le décès", a indiqué le procureur de la République à Marseille, Jacques Dallest.

Par ailleurs, "un laboratoire spécialisé est requis aux fins d'analyse approfondie des cheveux. Il s'agit de déterminer la présence éventuelle de zopiclone dans les jours ayant précédé le décès. Les résultats de cette analyse seront connus ultérieurement", a-t-il ajouté.

Aucun somnifère dans les analyses d'un septuagénaire

Même résultat pour les analyses d'un retraité de 78 ans mort à Hyères, qui prenait, lui aussi, du diurétique furosémide de Teva. "Les analyses toxicologiques ne révèlent pas la présence de zopiclone", a indiqué mardi le procureur de la République à Toulon, Xavier Tarabeux.

Il s'agissait de la quatrième mort signalée en lien avec cette affaire. Ce retraité avait rapporté lui-même les lots rappelés à son pharmacien. Son autopsie n'avait pas permis "d'attribuer [son] décès à la prise du médicament incriminé", avait indiqué le 13 juin Xavier Tarabeux. Comme le nonagénaire, ce septuagénaire est mort des suites d'un œdème pulmonaire.

Le patron de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé le 20 juin la fin de l'alerte sur le furosémide Teva, après le retrait de toutes les boîtes. La présence de somnifères dans un conditinnement de furosémide a été constatée par un pharmacien Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), un "phénomène isolé", selon l'ANSM.

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