Furosémide : le laboratoire Teva hésite à porter plainte contre X

L\'usine du laboratoire pharmaceutique Teva à Sens (Yonne), le 10 juin 2013.
L'usine du laboratoire pharmaceutique Teva à Sens (Yonne), le 10 juin 2013. (FRED DUFOUR / AFP)

Pour le laboratoire pharmaceutique, l'erreur d'emballage de son diurétique, qui contenait en fait des somnifères, est un acte de malveillance.

"Pour le moment, aucune décision n'a été prise en ce qui concerne un dépôt de plainte par Teva France. Ni dans un sens, ni dans l'autre." Le laboratoire pharmaceutique Teva France hésite à porter plainte contre X, à la suite du mauvais conditionnement de boîtes du diurétique Furosémide. Cette erreur pourrait être à l'origine de trois décès et de deux hospitalisations. Teva semble convaincu qu'il s'agit d'un acte de malveillance, selon Europe 1.fr.

Cette annonce intervient alors que l'inspection conduite par quatre membres de l'Agence du médicament (ANSM) à l'usine du laboratoire Teva, à Sens (Yonne), a pris fin mardi sans qu'aucun dysfonctionnement ne soit détecté. Les quatre inspecteurs, qui voulaient comprendre comment des somnifères se sont retrouvés dans des boîtes de diurétique, "n'ont pas identifié de défaut ni dans l'organisation, ni dans les pratiques, ni dans l'équipement de l'usine de conditionnement de Sens", selon l'agence sanitaire.

"Les inspecteurs de l'Agence du médicament ont poussé très loin les tests pratiques : par exemple, ils ont vérifié si un comprimé de somnifère pouvait passer dans les tuyaux qui acheminent les gélules de Furosémide sur le tapis roulant. La réponse est non : les somnifères sont trop gros, il faut qu'un humain leur donne un petit coup de pouce", explique Europe 1.fr.

Vous êtes à nouveau en ligne