D'anciens salariés de Teva pointent des problèmes de qualité au sein du laboratoire

L\'usine du laboratoire pharmaceutique Teva à Sens (Yonne), le 10 juin 2013.
L'usine du laboratoire pharmaceutique Teva à Sens (Yonne), le 10 juin 2013. (FRED DUFOUR / AFP)

Bien avant l'erreur de conditionnement des boîtes de diurétique Furosémide, un pharmacien-responsable de Teva avait dénoncé les pratiques du laboratoire.

Une "situation intenable". D'anciens salariés accusent le laboratoire pharmaceutique Teva, dont le médicament Furosémide, un diurétique, a été mal conditionné, de surcharger et malmener ses équipes pour racheter à tour de bras d'autres laboratoires. Ils avaient adressé une lettre au président de Teva France, en novembre 2011, pour dénoncer ces pratiques, selon un article du Figaro publié mardi 11 juin. 

L'ancien pharmacien-responsable de Teva Santé, notamment, dénonce une situation "intenable en raison de l'absence de stratégie claire et formalisée", indique Le Figaro. Il ajoute qu'il ne peut plus "accepter d'être associé aux pratiques de l'entreprise en matière de qualité qui sont insuffisantes au regard de la taille de celle-ci". "Cette lettre fait suite au rachat du laboratoire Ratiopharm en mars 2010. Ces dernières années, Teva a multiplié les acquisitions à un rythme effréné", précise le quotidien. "C'était vrai il y a deux ans mais aujourd'hui la stratégie a changé avec l'arrivée du nouveau PDG Erick Roche", a répondu mercredi la direction de Teva à Europe 1.fr.

Toutefois, Le Figaro révèle aussi le contenu du rapport d'une mission d'expertise menée dans les bureaux du siège de Teva à La Défense (Hauts-de-Seine), remis à la direction en janvier 2013. Le cabinet Capital Santé évoque notamment un "malaise général" et des "pratiques managériales pathogènes", en rapport avec l'expansion rapide du groupe et ses conséquences sur les conditions de travail.

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