Vingt-cinq maires de France lancent une pétition contre la famine en Afrique

Un collectif de vingt-cinq maires se mobilise afin de sensibiliser la population à la crise alimentaire que connaît l'Afrique et lance une campagne au profit d'Action contre la faim. 

Seules, les ONG n’y arrivent pas. Il faut de l’aide en Afrique pour pouvoir aider à endiguer la famine. Un collectif de vingt-cinq maires français se réunissent afin de récolter des dons en urgence dans le cadre de l’opération intitulé #AuSecoursFamine.

Ils regrettent le manque de résonnance de la famine en Afrique dans les médias français. "A l’heure où notre actualité se focalise autour d’un débat électoral dominé par des procédures judiciaires à rebondissements multiples, il se joue à quelques heures de notre pays les prémices d’un drame humanitaire sans précédent", écrivent-ils.

"Le Soudan du Sud, le Kenya, l'Éthiopie, l'Érythrée, la Somalie en Afrique de l'Est, le Yémen sur l'autre rive du golfe d'Aden, mais aussi le Nigéria en Afrique de l'Ouest, sont frappés de plein fouet par une crise qui met en danger la vie de plusieurs dizaines de millions d’êtres humains dont 20 millions sont d’ores et déjà en situation de famine et menacés de mort", poursuivent-ils.

Pour une plus grande mobilisation

Selon l’ONU, plus de 60.000 Sud Soudanais sont entrés au Soudan au cours des trois premiers mois de 2017. "On est dans une situation multicrise, à la fois humanitaire et alimentaire", analyse le docteur Serge Braysse, directeur expertise d'Action contre la faim, avec qui les maires signataires vont se coordonner pour récolter les dons. Beaucoup migrent vers l'Ouganda également. Les islamistes de Boko Haram ont affamé la partie Nord-Est du Nigéria et au Yémen, la guerre fait rage. "Il y a très peu de possibilités de faire rentrer du matériel, de permettre à nos équipes d'aller jusqu'à la population", déplore Serge Braysse.

Les maires signataires demandent à la présidente de France Télévisions d’organiser au plus vite une soirée de mobilisation de l’opinion publique au profit des ONG présentes sur le terrain, et au Premier ministre de mobiliser les moyens de l'Etat. Ils interpellent aussi le président de la République afin que cette demande humanitaire devienne prioritaire. Enfin, ils appellent les responsables des médias à parler davantage de cette crise.