VIDEO. La "maladie du rat", cette autre zoonose qui contamine un million de personnes par an dans le monde, progresse en France

Avant la pandémie de coronavirus, c'était la plus répandue dans le monde. Dans la famille des zoonoses, les maladies et infections transmises à l'être humain par les animaux, la leptospirose, ou "maladie du rat", inquiète par sa progression en France. Extrait de "Complément d'enquête".

En matière de zoonose, avant la survenue du Covid-19, c'était la plus répandue. Un million de cas, 60 000 morts par an : c'est le bilan alarmant de la "maladie du rat", ou leptospirose. "Complément d'enquête" s'intéresse le 28 mai à ces étranges pathologies transmises à l'homme par les animaux.

Dans le cas du coronavirus, on pense toujours, au stade actuel de nos connaissances, que le pangolin aurait servi d'hôte intermédiaire entre la chauve-souris, son réservoir naturel, et l'homme. Les bactéries de la leptospirose, elles, se trouvent dans l'urine des rats.

Ces leptospires sont extrêmement mobiles, ce qui les rendrait particulièrement virulentes. Elles pénètrent dans le corps par les muqueuses ou les petites plaies, pour s'attaquer au foie, aux reins, au cœur.

600 formes sévères par an en France, un nombre qui a doublé depuis 2015

Un vaccin existe, vendu par un laboratoire lyonnais. Il est destiné aux professions à risque : égoutiers, éboueurs, pompiers... Bien que l'on ne recense que relativement peu de cas, la leptospirose progresse en France de façon inquiétante : chaque année, 600 formes sévères sont signalées, soit deux fois plus qu'il y a cinq ans. 

En cause, le réchauffement climatique qui provoque des pluies plus importantes, favorisant à leur tour la dissémination des leptospires dans l'environnement. Et aussi des carences locales dans la gestion des déchets, qui entraînent une prolifération de rats. 

Mais les rats des villes ne sont pas les seuls vecteurs de la leptospirose : à la campagne, c'est le ragondin qui en est le principal porteur. La maladie peut donc se cacher dans un cadre aussi bucolique que les bords d'une rivière... C'est ce qui est arrivé à François, sa dernière victime en date en France. Une semaine après avoir désherbé les berges d'un ruisseau proche de chez lui, ce retraité des Hautes-Pyrénées a été pris d'une forte fièvre, que l'on a d'abord pris pour un état grippal. Il est décédé quinze jours plus tard, le 2 janvier 2020. 

Extrait de "Chasseurs de virus", un reportage à voir le 28 mai 2020 dans "Complément d'enquête. Les derniers secrets du Covid".

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