Un hôpital parisien rémunère 50 euros le don de selles... et est "saturé" d'appels

L\'hôpital Saint-Antoine, à Paris.
L'hôpital Saint-Antoine, à Paris. (IMAGE POINT FR / BSIP / AFP)

Les scientifiques comptent sur ces dons pour faire avancer la recherche sur la rectocolite hémorragique, une maladie de l'intestin.

Aider la science et arrondir ses fins de mois, simplement en allant aux toilettes ? C'est désormais possible, grâce au Centre de recherche clinique de l’est parisien de l’hôpital Saint-Antoine. L'établissement recherche "des volontaires sains pour réaliser un (ou plusieurs) don(s) de selles", chacun rémunéré 50 euros. Seules conditions : être "âgé de 18 à 49 ans", être "affilié à un régime de sécurité sociale française" et ne pas suivre de traitement (sauf contraception).

L'information, repérée sur une affichette de l'hôpital et postée sur le groupe Facebook "Wanted Community Paris" le 14 novembre, a été confirmée mercredi 21 novembre à franceinfo par la direction de l'établissement. 

L\'affiche postée par une internaute sur le dons de selles à l\'Hôpital Saint-Antoine à Paris.
L'affiche postée par une internaute sur le dons de selles à l'Hôpital Saint-Antoine à Paris. (CAROLINE CHOLLIER / WANTED COMMUNITY PARIS)

Greffe de selles contre une maladie intestinale

Cet appel aux dons intervient dans le cadre de "l'évaluation de la transplantation de selles dans une maladie inflammatoire de l'intestin, la rectocolite hémorragique", détaillent les scientifiques. "L'objectif de cette étude est d'évaluer l'efficacité de la transplantation du microbiote fécal sur l'évolution de la maladie." Et les volontaires sont nombreux : "Le numéro de téléphone (indiqué dans l'appel aux dons) est surchargé", assure à franceinfo la direction de l'hôpital Saint-Antoine.

La transplantation de microbiote fécal (TMF), dont les premiers recours connus remontent à la Chine du IVe siècle, sont reconnus comme médicament par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) depuis 2014. Moins de trente centre hospitaliers ont déjà pratiqué de telles greffes en France, selon Le Mondeet il n'existe pas encore de banque de selles dans l'Hexagone, contrairement aux Etats-Unis ou aux Pays-Bas

Si vous êtes intéressé, vous pouvez contacter le Centre de recherche clinique de l’est parisien de l’hôpital Saint-Antoine au 01 71 97 04 55 ou par mail à crcest.rebalance.urcest@aphp.fr.

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