Pour trouver le sommeil, les Français abusent des somnifères

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France 3

Le risque d'addiction sur les somnifères est de plus en plus grand. L'accoutumance s'installerait dès la quatrième semaine d'après une enquête de 60 millions de consommateurs. L'association met également en garde contre d'autres effets secondaires.

Dans sa chambre d'hôpital depuis fin septembre, Yamina Zerrouckhi doit réapprendre à dormir sans somnifères. En neuf mois, elle était devenue dépendante de ses médicaments. "J'étais heureuse de le prendre parce que je me disais qu'enfin j'allais dormir et bien dormir, sauf que ma santé s'est dégradée. Donc le sommeil n'était pas récupérateur", témoigne-t-elle. Désormais sevrée, elle a retrouvé un sommeil naturel et récupérateur de plus de huit heures par nuit. Yamina Zerorouckhi a été victime d'une prescription d'une trop longue durée. Au-delà de quatre semaines, le piège se referme sur les insomniaques.

Les Français deuxièmes consommateurs européens

Outre l'addiction, les somnifères affectent la mémoire et favorisent l'impulsivité. Leur efficacité elle, disparaît en deux mois. Malgré une baisse de 10% ces dernières années, les Français restent les deuxièmes plus gros consommateurs de somnifère en Europe. 

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