Santé : un Français sur trois concerné par les pénuries de médicaments

FRANCE 2

31% des Français ont déjà été confrontés au moins une fois à une pénurie de médicament en 2018. Régulièrement, en effet, certaines références sont en rupture de stock. Les laboratoires, accusés de ne pas tout faire pour éviter la pénurie, proposent dorénavant un plan d'action.

Épileptique depuis son plus jeune âge, Catherine Blanchet prend plus d'une dizaine de comprimés et gélules par jour. Son pharmacien la livre à domicile très régulièrement. Depuis 2017, Catherine et son pharmacien ont été confrontés aux ruptures de stock brutales du Gardénal. Ce traitement lui a permis de travailler trente-cinq ans comme assistante DRH, mais sans médicament, les crises ne préviennent pas et tout peut arriver. Les pharmaciens sont tout aussi démunis. Toutes les classes de médicaments sont parfois en rupture de stock : à 21%, les anti-infectieux, y compris les vaccins, 19% les médicaments du système nerveux comme les antiépileptiques et antiparkinsoniens et 14% les anticancéreux.

L'émergence de nouveaux marchés n'arrange rien

Pour la fédération des patients français, France Assos Santé, la responsabilité des fabricants et leur politique commerciale en Europe sont à incriminer. Les laboratoires protestent de leur bonne foi et s'engagent à investir pour éviter les ruptures d'approvisionnement aux conséquences les plus graves. Le secteur de la production pharmaceutique reste peu flexible, surtout face aux besoins nouveaux de pays très peuplés comme la Chine.

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