Levothyrox : une étude donne raison aux patients

France 3

Selon des chercheurs, il y a bien des différences importantes entre l'ancienne et la nouvelle version du Levothyrox. Face à cette affaire, la question du contrôle de la sécurité des médicaments en France est une nouvelle fois posée. 

Il y a finalement bien plus de différences entre l'ancienne et la nouvelle version du Levothyrox que ne le reconnaissaient les autorités sanitaires. Cinq chercheurs ont passé au peigne fin les données fournies par le fabricant, le laboratoire Merck. Sur les 200 personnes qui ont testé cliniquement les deux versions, 40% ont subi des variations hormonales dans la norme et 60% étaient hors limite. Pour les victimes du Levothyrox, c'est une reconnaissance de la réalité des effets secondaires subis. "On a été en souffrance, on a été malmenés", rappelle Sylvie Chereau, présidente du collectif "Victimes du Levothyrox Occitanie". 

L'ANSM en cause ?

Les auteurs de l'étude soulignent que ce n'est pas le laboratoire qui est en cause, car ses essais sont conformes aux exigences européennes. Merck rappelle d'ailleurs que la plupart des patients traités se portent bien. Le problème pourrait venir de l'Agence du médicament (ANSM) qui n'aurait pas analysé correctement les données du fabricant et donc anticipé la crise sanitaire à venir. "On pense que, peut-être, il y a eu une rupture d'expertise dans la chaîne des décisions", explique Pierre-Louis Toutain, pharmacologue et coauteur de l'étude. 

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne