Les polluants chimiques suspectés de réduire la capacité respiratoire des enfants

Une équipe de chercheurs français et espagnols montre que l’exposition aux polluants chimiques avant la naissance et dans l’enfance est associée à une diminution de la fonction respiratoire.

Asthme, bronchites chroniques… lorsque l’on pense aux maladies respiratoires des enfants, on fait depuis longtemps le rapprochement avec la pollution de l’air et les particules fines. Mais un autre type de pollution pourrait être en cause.

Une étude menée par des chercheures de l’INSERM, du CNRS et de l’Université de Grenoble et de l’Institut de santé globale de Barcelone publiée mardi dans The Lancet Planetary Health suggère un lien statistique entre la fonction respiratoire des enfants et l’exposition globale plusieurs dizaines de molécules chimiques pendant la grossesse de la mère et la petite enfance. Valérie Siroux, épidémiologiste à l’Inserm, cite notamment les composés perfluorés, que l'on retrouve notamment dans les poêles antiadhésives et les revêtements anti-tâches et  l'éthylparabène, un conservateur utilisé dans de nombreux cosmétiques.

Cette étude n’établit pas un lien formel, mais elle suggère des pistes qui selon le Dr Nhân Pham Thi, pédiatre à l’Institut Pasteur, sont très importantes. « L’hypothèse est que l’exposition à des produits chimiques potentiellement perturbateurs endocriniens va modifier la croissance des poumons de nos enfants et modifier leur sensibilité plu tard », explique-t-il.

D’autres travaux de recherches seront nécessaires pour comprendre les mécanismes d’actions de ces molécules et leur influence sur le développement des poumons.

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