Infarctus : une vie sexuelle active permettrait de vivre plus longtemps

Infarctus : une vie sexuelle active permettrait de vivre plus longtemps
Infarctus : une vie sexuelle active permettrait de vivre plus longtemps (Photo ©Fotolia - Psdesign1)

Avoir des rapports sexuels réguliers après un infarctus réduirait le risque de mortalité. C'est ce que montre une étude israélienne réalisée sur 1120 personnes pendant plus de 20 ans.

Il ne faut pas avoir peur de reprendre une sexualité après un infarctus. Au contraire. Avoir des rapports sexuels réguliers après cet accident serait synonyme d’une plus grande longévité selon l’étude israélienne publiée dans The American Journal of Medicine.  

Tel est le résultat du suivi de 1120 victimes d’un infarctus prises en charge dans huit hôpitaux israéliens entre 1992 et 1993. Parmi eux, 600 ont survécu. Principalement ceux qui n'avaient oas renoncé aux plasirs de la chair : le risque de mortalité était 37% moins élevé chez ceux qui avaient un rapport sexuel par semaine par rapport à ceux qui étaient abstinents.

« Cela correspond au fait que l’activité sexuelle est une activité physique, explique le Dr Patrick Assyag, cardiologue et vice-président de la Fédération Française de Cardiologie. Or, selon l’OMS, une activité physique régulière réduit de 30% le risque d’infarctus dans la population générale. »

Faire l'amour, c'est comme monter deux étages

Car le cœur est un muscle : il a besoin d’être entretenu. « Attention, chacun doit rester prudent environ six semaines après l’accident, précise le Dr Assyag. Et si possible « relancer » le cœur sous contrôle médical dans le cadre d’un programme de réadaptation. » Mais dès que ce cap est franchi, faire l’amour peut figurer sur la liste des exercices physiques recommandés par le corps médical.

Car quelle que soit l’intensité des sensations, la durée du rapport et la puissance de l’orgasme, la sexualité ne génère pas d’efforts dangereux pour un cœur « diminué » par un infarctus. « Les gens doivent être rassurés, explique le Pr Claire Mounier Véhier, cardiologue au CHU de Lille et présidente de la Fédération française de cardiologie, c’est une activité physique équivalente à la montée de deux étages, ce n’est rien du tout. Et quand c’est un nouveau partenaire ou une relation inhabituelle, c’est un effort équivalent à quatre étages sans s’arrêter, donc ce n’est pas grand chose. »

Les spécialistes considèrent même qu’il s’agit d’une activité modérée, accessible et bénéfique. Le sexe fait battre le cœur, stimule la circulation sanguine, et « nettoie » l’organisme en éliminant les toxines par la transpiration ! Sans oublier les effets positifs du plaisir qui libère des substances « anti-stress » dans le cerveau...

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