INFOGRAPHIES. Comment le nombre de lits dans les hôpitaux français a évolué en dix ans

Une patiente est allongée sur un lit d\'hôpital dans un couloir du Centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), le 4 janvier 2017.
Une patiente est allongée sur un lit d'hôpital dans un couloir du Centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), le 4 janvier 2017. (THOMAS SAMSON / AFP)

Entre 2003 et 2014, près de 60 000 lits d'accueil à temps complet dans les services d'hospitalisation français ont été supprimés. Cette baisse est néanmoins compensée par les évolutions du métier.

L'épidémie de grippe qui touche la France depuis plusieurs semaines a contraint les autorités à formuler un appel auprès des hôpitaux pour "libérer des lits" afin de faire face à l'afflux de patients. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, s'est inquiétée, mardi 10 janvier, du fait que les urgences soient "aux limites de leurs capacités". Qu'en est-il réellement de la capacité des hôpitaux français à accueilir les malades et comment a-t-elle évolué depuis dix ans ? 

Selon la dernière édition du "panorama des établissements de santé", publié par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), un organisme rattaché aux ministères sanitaires et sociaux, la France comptait, au 31 décembre 2014, 3 111 structures hospitalières (publiques et privées) disposant de capacités d’accueil. Ces structures offfraient alors 411 000 lits d’hospitalisation à temps complet et 73 000 places d’hospitalisation partielle.

Entre 2003 et 2014, le nombre de lits d'hospitalisation à temps complet, toutes disciplines et tous secteurs confondus, est passé de 468 418 à 410 921, soit une diminution de plus de 12% de la capacité d'accueil. Le nombre de lits pour les soins de courte durée (médecine, chirurgie et gynécologie-obstétrique) a diminué de façon relativement importante sur la période observée (-8,4%). Mais la plus forte baisse enregistrée concerne les capacités d'accueil pour des hospitalisations de longue durée (-60,45%). Cette baisse s'explique notamment par la transformation de certaines unités de soins en Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Seules les capacités en moyen séjour (soins de suite et de réadaptation) ont continué d'augmenter, le nombre de lits étant passé de 92 432 en 2003 à 104 820 en 2014.

L'hospitalisation à temps complet de moins en moins nécessaire

Les modes de prise en charge des patients ont évolué vers une hospitalisation à temps partiel grâce à plusieurs innovations en matière de technologie, notamment au niveau de l'anesthésie. Plus besoin de passer plusieurs jours sur un lit d'hôpital avant une opération, et ce pour de nombreuses procédures médicales (interventions chirurgicales, explorations endoscopiques, etc...). Entre 2003 et 2014, il s'est ainsi créé plus de 23 000 places d'hospitalisation à temps partiel, notamment dans les services de soins de courte durée.

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