Grippe aviaire : nouvelles mesures de sécurité dans huit départements du Sud-Ouest

Une pancarte de la police sanitaire devant un poulailler à Biras (Dordogne), le 25 novembre 2015.
Une pancarte de la police sanitaire devant un poulailler à Biras (Dordogne), le 25 novembre 2015. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Trente foyers de grippe aviaire ont été détectés depuis fin novembre. Le premier cas est apparu en Dordogne.

Avant les fêtes de Noël, le ministère de l'Agriculture tient à rassurer les consommateurs de dindes, chapons et foie gras. De nouvelles mesures visant à "assainir les zones de production de volailles" sont annoncées par le ministère, vendredi 18 décembre, dans les zones touchées par la grippe aviaire. Trente foyers ont été détectés depuis fin novembre.

La nouvelle "zone de restriction", décrétée par le ministère de l'Agriculture, comprend huit départements du sud-ouest de la France. Elle englobe toute la région Aquitaine (Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques), les départements voisins du Gers, des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Vienne, ainsi que 30 communes du Lot et une commune de Charente. 

La vente de volailles non plumée  interdite

Dans ce périmètre, des "mesures de biosécurité" doivent dorénavant être appliquées pour l'élevage, le transport et l'abattage des volailles. Les véhicules utilisés pour les déplacements d'oiseaux ou "de toute autre matière ou substance susceptible d'être contaminée" doivent être "nettoyés et désinfectés", au même titre que les élevages, où une période de "vide sanitaire" doit en outre être respectée entre deux cheptels.

Les animaux vivants et les œufs à couver ne pourront pas sortir de la "zone de restriction", sauf dérogation du préfet. Les "rassemblements d'oiseaux" vivants comme les foires et marchés, ainsi que les lâchers de gibiers à plumes sont soumis à autorisation préfectorale.

La vente de volailles non plumées provenant de la "zone de restriction" est interdite, tandis qu'un "traitement assainissant" est obligatoire pour les sous-produits destinés à l'alimentation animale (abats, carcasses...). Les détails pratiques de ces mesures seront précisés par une instruction du ministre de l'Agriculture.

Vous êtes à nouveau en ligne