Grippe aviaire : coup dur pour les éleveurs

France 3

L'abattage de nombreux animaux, en particulier des canards, se poursuit. D'ici une dizaine de jours, des centaines de milliers d'entre eux auront pris la direction de l'abattoir. Pour de nombreux éleveurs, la situation est préoccupante.

Dans le Gers, cet éleveur que nous avons rencontré ne peut retenir son émotion alors qu'un élevage entier de canards part pour l'abattoir. "Cela me fait du mal, parce qu'on vit de notre travail. On n'aime pas gagner de l'argent à ne rien faire, on aime travailler et continuer notre production". Quatre départements et 150 communes sont plus particulièrement concernés par ces mesures de précaution : les Landes, le Gers, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées.

"Il va y avoir des drames humains"

D'ici au 20 janvier, au moins 800 000 canards élevés en plein air auront été abattus pour empêcher la propagation du virus H5N8, qui se propage de façon fulgurante parmi les animaux, même s'il n'est d'aucun danger pour l'homme. Des éleveurs se sont rassemblés à Auch (Gers) pour exprimer leur désarroi. "Il va y avoir des drames humains", nous confie l'un d'entre eux, expliquant que la crise similaire les ayant touchés l'an dernier a laissé des traces.

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