Feuilleton : une aventure au féminin (2/5)

FRANCE 2

France 2 nous emmène en Martinique pour vivre la suite des épreuves du Raid des Alizés, réservé aux femmes. Elles se surpassent pour elles, mais aussi pour défendre des associations. Pendant quatre jours, elles vont vivre en bivouac. La première épreuve les a menées dans la mangrove.

La quiétude n'aura duré qu'un temps. Toutes n'ont qu'une vague idée de ce qui les attend. Il est 9 heures du matin sur la plage de Grande Anse en Martinique. Les 222 concurrentes s'élancent pour 24 kilomètres de course entre mer et montagne. Au moins 4 heures pour alterner course à pied et VTT. 760 mètres de dénivelé par 35°C, sans parler de l'humidité. Le souffle peine autant que les mollets, au cœur de ces paysages qu'elles n'ont qu'à peine le temps d'admirer. Les trois Nantaises profitent du moment. Elles attendent cet instant depuis mars dernier, depuis qu'elles se sont lancé ce défi, de l'autre côté de l'Atlantique, chez elles, à Nantes (Loire-Atlantique).

Donner du sens à l'effort

Le raid des Alizés, une épreuve physique qui tire sa source d'une épreuve de vie. Une course contre la maladie. Celle du fils d'Angelina, Noam, 7 ans. Il se bat contre une tumeur au cerveau depuis un an et demi. Elles ont choisi de représenter l'association "À chacun son Everest", qui permet aux enfants atteints d'un cancer d'aller à la montagne. Démarcher des sponsors pour obtenir les 8 500 euros nécessaires à l'inscription sur la course. Pas moins de 150 donateurs ont appuyé leur projet. Tout au long de la course, elles vont faire connaître l'association, récoltant toujours plus de dons.

Le sport devient un plaisir lorsqu'on donne du sens à l'effort. Les 7 kilomètres de kayak pour conclure la journée prennent des allures de promenade de santé. La première étape se termine. Les trois Nantaises sont huitièmes au classement. Une cinquantaine d'équipes sur les 74 engagées vont connaître le bonheur de la ligne d'arrivée. Un instant de soulagement où la fatigue laisse place à l'émotion, où les larmes effacent la transpiration. Le mot victoire n'appartient pas qu'aux gagnants. Il prend même tout son sens dans le regard d'une maman. La vie est parfois le plus grand des défis. Il lui reste encore deux jours de course pour gagner son pari.

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