VIDEO. Ebola : la difficile mission des fossoyeurs en Sierra Leone

FREDERIQUE PRABONNAUD et MARIE CAZEAUX - FRANCE 2

A Freetown, des volontaires de la Croix-Rouge sont chargés de récupérer les cadavres de victimes de l'épidémie. France 2 a suivi une des équipes dans la capitale.

La meurtrière épidémie d'Ebola a fait près de 3 900 morts en Afrique de l'Ouest, selon un bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) livré jeudi 9 octobre. Pour les équipes de secours sur place, il faut soigner les malades, mais aussi enterrer les cadavres le plus vite possible afin de limiter la propagation. En Sierra Leone, les volontaires de la Croix-Rouge chargés de cette tâche rencontrent parfois des difficultés, notamment avec les proches des malades morts, comme le montre ce reportage de France 2 à Freetown.

Les proches veulent s'occuper de la sépulture des défunts

Les journalistes ont suivi une équipe en charge de récupérer et d'enterrer les corps des victimes d'Ebola dans deux districts de la capitale. Le corps d'une femme morte de la maladie doit être transporté, mais le mari exige de le voir, ce qui est désormais interdit par les militaires sur place. Les proches de la défunte exigent alors des preuves qu'il s'agit bien d'une victime d'Ebola.

Le virus Ebola, très contagieux, reste actif dans les cadavres. Seules des équipes spécialisées portant des vêtements de protection sont autorisées à les prendre en charge. Des ramasseurs de corps rencontrent d'autres problèmes tels les équipements non adaptés ou qui ne protègent pas complétement.

Des équipes de fossoyeurs ont fait grève à Freetown pour le paiement de leurs indemnités. Ils enterrent entre 17 et 35 corps par jour, pour environ 100 dollars par semaine.

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