Quand Ebola inspire les rois du mauvais goût

Un homme déguisé en médecin Ebola participe à une parade d\'Halloween à New York (Etats-Unis), le 31 octobre2014.
Un homme déguisé en médecin Ebola participe à une parade d'Halloween à New York (Etats-Unis), le 31 octobre2014. (CARLO ALLEGRI / REUTERS)

Peluches, soirées à thème ou encore blagues douteuses... Pour certains, on peut rire de tout, même du virus Ebola. Démonstration. 

L'épidémie a causé la mort de près de 5 000 personnes, mais certains préfèrent en rigoler. Le virus Ebola est l'objet de nombreux détournements humoristiques et les célébrations d'Halloween, vendredi 31 octobre, ont donné une bonne raison d'en plaisanter. Voici un florilège des initiatives les plus douteuses en la matière.  

Une soirée Ebola qui alimente la polémique 

Le député britannique Khalid Mahmood s'en étouffe encore. Pour Halloween, une soirée Ebola a été organisée, mercredi, dans une discothèque de Birmingham (Royaume-Uni), rapporte le Birmingham Mail (en anglais).

Concrètement, les serveurs portaient tous des combinaisons de protection et les invités, tous déguisés en zombies, devaient passer par un "SAS de décontamination" avant d'entrer dans le bar. Une zone de quarantaine a même été mise en place, note le New York Daily News (en anglais), qui publie quelques photos. 

"C'est d'un mauvais goût incroyable", s'est exclamé le parlementaire britannique interrogé par le quotidien local. "Vous avez des milliers de personnes mourants en Afrique (...) ce n'est pas quelque chose sur lequel on peut blaguer ou prendre à la légère." Le bar organisateur s'est depuis excusé de cette "terrible erreur de jugement". Toutes les recettes récoltées pendant la soirée seront redistribuées à Médecins sans frontières, ont promis les propriétaires. 

Des déguisements (et autres gadgets) qui peuvent rapporter gros

Oubliez zombies ou vampires. Pour Halloween, les équipements anti-Ebola, vendus par des magasins de déguisements, ont fait fureur outre-Atlantique. Pour 79,99 dollars pièce (63 euros), tout y était : la combinaison blanche, les bottes en caoutchouc , les gants, le masque et les lunettes. Vous aviez même droit à la variante "sexy", à savoir une tenue raccourcie d'infimière Ebola, moyennant 59,99 dollars. On laisse le soin à Mother Jones (en anglais) de commenter l'idée : pour le magazine, on a atteint "le sommet du stupide"

L\'équipement \"sexy\" anti-Ebola vendu par Brands on Sale pour Halloween (capture d\'écran du site). 
L'équipement "sexy" anti-Ebola vendu par Brands on Sale pour Halloween (capture d'écran du site).  (BRANDS ON SALE / FRANCETV INFO )
 

Mais les costumes Ebola pour Halloween ne sont pas les seuls gadgets de mauvais goût qu'inspire la maladie. Une société américaine n'a pas hésité à commercialiser une peluche géante du virus à 24,95 euros. Le petit modèle fait vraisemblablement un tabac : il est en rupture de stock. Dans le même genre, vous trouverez les ustensiles de cuisine ou les tee-shirts décorés de petits virus. Et que diriez-vous d'une paire de boucles d'oreille en forme d'Ebolavirus ? Irrésistible, n'est-ce pas ? 

Des "blagues" qui peuvent coûter cher

Décidément, Halloween a eu son lot d'idées glauques en lien avec Ebola. Ainsi, des parents britanniques ont réussi à faire croire à leur enfant qu'il était atteint du virus, raconte le Daily Mail (en anglais), vidéo à l'appui.

"Regarde sa température !" lance la mère à son mari, lequel s'écrit aussitôt : "Oh non ! Il a Ebola !" Terrorisé, l'enfant fond en larmes après cette blague loin d'être hilarante. Postée sur Vine, la vidéo provoque des réactions très contrastées des internautes, certains se montrant sensibles à un tel humour, quand d'autres pointent la cruauté des parents. 

Que les plaisantins soient avertis : s'amuser avec Ebola peut toutefois coûter très cher. Un passager d'un avion, qui prétendait être malade, a été évacué manu militari par une équipe spécialisée à l'aéroport de Punta Cana (République Dominicaine). Un autre a lui écopé d'une amende de 2 500 euros pour avoir écrit "Attention Ebola" sur son gobelet de café. La justice, elle, ne rigole pas vraiment avec le virus. 

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