Premier essai clinique encourageant pour le vaccin contre Ebola

Des chercheurs travaillent à un vaccin contre le virus Ebola à partir de plants de tabac dans un laboratoire d\'Icon Genetics, le 14 août 2014 à Halle (Pays-Bas).
Des chercheurs travaillent à un vaccin contre le virus Ebola à partir de plants de tabac dans un laboratoire d'Icon Genetics, le 14 août 2014 à Halle (Pays-Bas). (GLENN DUDA / REUTERS)

Ce traitement a déjà donné de très bons résultats sur des singes. Il est testé sur des volontaires aux Etats-Unis depuis le début du mois.

Le premier essai clinique d'un vaccin contre le virus Ebola a commencé aux Etats-Unis depuis le 2 septembre, sur dix volontaires. Et à ce jour, il n'a pas suscité de réactions néfastes. Le docteur Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), l'a indiqué mardi 16 septembre devant la commission des attributions budgétaires du Sénat américain.

Dans les prochains jours, dix autres volontaires recevront le vaccin. Au total, vingt personnes âgées de 20 à 50 ans et en bonne santé participeront à cet essai mené aux Instituts américains de la santé (NIH) près de la capitale américaine, Washington. En parallèle, une équipe de chercheurs d'Oxford, au Royaume-Uni, va mener un essai clinique de ce même vaccin sur 60 volontaires sains.

Il pourrait être disponible dès novembre pour les soignants

Les résultats complets de cet essai devraient être disponibles à la fin de l'année. Les chercheurs seront alors en mesure de déterminer si ce vaccin, qui ne contient que des matériaux génétiques du virus Ebola, peut déclencher une réaction du système immunitaire pour produire suffisamment d'anticorps permettant de se protéger contre cet agent pathogène, dont le taux de mortalité dépasse 50%.

Si après les tests en cours et à venir, "ce vaccin semble sûr, il pourrait être disponible dès novembre pour une utilisation prioritaire, sur les professionnels de la santé", avait récemment indiqué l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à l'issue d'une réunion à Genève avec près de deux cents experts. Ce vaccin est développé par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline depuis plusieurs années avec les NIH. Il a déjà donné de très bons résultats sur des singes.

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