L'épidémie d'Ebola en cours est la plus grave depuis 2014, selon la République démocratique du Congo

Des membres du personnel soignant d\'un centre de Médecins sans frontières accompagnent un patient suspecté d\'être porteur du virus Ebola, à Bunia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, le 7 novembre 2018.
Des membres du personnel soignant d'un centre de Médecins sans frontières accompagnent un patient suspecté d'être porteur du virus Ebola, à Bunia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, le 7 novembre 2018. (JOHN WESSELS / AFP)

Selon le dernier bilan, le virus a touché 428 personnes, dont au moins 200 sont mortes, depuis le 1er août.

L'épidémie d'Ebola qui sévit depuis le 1er août dans l'est de la République démocratique du Congo est la plus grave au monde depuis celle qui a frappé l'Afrique de l'Ouest en 2014, a estimé le ministre congolais de la Santé, vendredi 30 novembre.

"Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de 428, dont 380 confirmés et 48 probables. Au total, il y a eu 248 décès (200 confirmés et 48 probables) et 131 personnes guéries", selon le dernier pointage du ministère de la Santé en date de jeudi soir.

Un nombre de vaccinations inédit

Il s'agit de la deuxième épidémie de fièvre hémorragique la plus grave depuis l'identification du virus Ebola en 1976 en nombre de cas, mais pas en nombre de morts. L'épidémie de 2014 avait touché plus de 25 000 personnes et tué plus de 11 000 patients, principalement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia.

"Pourtant, c'est la première épidémie de l'histoire dans laquelle autant de traitements préventifs et curatifs sont disponibles pour protéger la population contre Ebola. Ces traitements nous ont permis d'éviter d'avoir déjà des milliers de morts", a affirmé le ministre congolais de la Santé, le docteur Oly Ilunga Kalenga, expliquant que plus de 38 000 personnes avaient été vaccinées.

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