Ebola : un risque de décès cinq fois plus important, un an après la rémission des malades

Ebola : un risque de décès cinq fois plus important, un an après la rémission des malades
Ebola : un risque de décès cinq fois plus important, un an après la rémission des malades

Les survivants du virus encourent un risque de décès cinq fois plus important que le reste de la population. Cette surmortalité n’est significative que durant un an, les taux rejoignent ensuite la mortalité du reste de la population.

Des données réunies par des chercheurs de l’université de Conakry en Guinée semblent montrer que les survivants d’une infection à Ebola ont un risque de décès multiplié par cinq par rapport à la normale au cours de l’année qui suit. Ces nouvelles informations interviennent alors qu’Ebola est devenu une urgence sanitaire mondiale.

Les chercheurs ont constitué un groupe de 1130 survivants et les ont suivis depuis décembre 2015. Ils ont publié les conclusions de leurs entretiens réguliers, examens sanguins et évaluations psychiatriques dans le « Lancet Infectious Disease ». En cas de mort, les proches étaient chargés de prévenir les investigateurs et de les renseigner sur la cause du décès.

Le taux de mortalité des participants a été comparé au taux de mortalité spécifique par âge de la population guinéen calculé grâce aux données du dernier grand recensement effectué en 2014. Le risque de décès pour l’âge était en moyenne multiplié par 5,2 en comparaison avec la population générale.

Les conditions d’hospitalisation en cause ?

Selon les données rassemblées par les chercheurs, la longueur de l’hospitalisation des malades d'Ebola joue un rôle important dans cette mortalité plus élevée. Les patients hospitalisés au moins 12 jours avaient 2,62 fois plus de risque de décès dans l’année qui suivait que ceux dont la durée d’hospitalisation était plus faible. Ces informations devraient servir pour les futures recommandations de suivi des survivants, selon les chercheurs.

Sur les 59 décès dans le groupe de survivants, 37 sont attribuables à une insuffisance rénale selon l’anurie rapportée par les proches. Le retour de la maladie en RDC peut faire craindre le même phénomène dans ce pays. Le ministre de la Santé de la RDC, particulièrement touchée par le virus, a travaillé avec ses homologues d’une dizaine d’autres pays d’Afrique pour apporter une solution à l’épidémie.

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