Ebola prive la Sierra Leone de réveillons

Dans un centre de traitement tenu par la Croix Rouge, en Sierra Leone, le 15 novembre 2014.
Dans un centre de traitement tenu par la Croix Rouge, en Sierra Leone, le 15 novembre 2014. (FRANCISCO LEONG / AFP)

Le gouvernement espère ainsi empêcher de nouvelles transmissions du virus responsable de la mort de près de 1 900 personnes dans le pays, selon l'OMS.

La Sierra Leone se débat avec l'épidémie de fièvre Ebola. Dans ces conditions, le pays a décidé de bannir les rassemblements à Noël et du nouvel an à travers le pays, selon le Guardian (en anglais), samedi 13 décembre. Le gouvernement espère ainsi empêcher de nouvelles transmissions du virus responsable de la mort de près de 1 900 personnes dans le pays, selon l'OMS.

Concrètement, le décret interdit à ceux qui vivent dans la capitale, Freetown, de voyager pour rejoindre leurs familles. L'armée sera chargée de contrôler que les habitants de la capitale, un tiers de la population, respectent cette mesure. Par ailleurs, les militaires seront dans la rue les soirs de Noël et du nouvel an pour s'assurer qu'il n'y ait pas de célébrations de rue.

L'épicentre de l'épidémie

Déjà, dans les trois pays touchés (Liberia, Sierra Leone et Guinée), les écoles sont fermées, les matchs de foot interdits, les bras gardent portes closes.

La Sierra Leone est le nouvel épicentre de l'épidémie, relevait le 9 décembre RFI. "Les régions de Porto Loko et Freetown, en particulier, subissent actuellement un accroissement impressionnant du nombre de personnes touchées par l'épidémie", écrivait le site de la radio. Un spécialiste contacté par RFI jugeait que les mesures prises par le gouvernement, en particulier de confinement, "ne sont pas adaptées".

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