Des chercheurs recrutent des volontaires pour tester un vaccin contre le virus Ebola

Des chercheurs de l\'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) photographiés dans un laboratoire à Toulouse, le 10 octobre 2014.
Des chercheurs de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) photographiés dans un laboratoire à Toulouse, le 10 octobre 2014. (PASCAL PAVANI / AFP)

L'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) recrute des volontaires pour tester un nouveau vaccin contre la maladie.

"Pas besoin d'avoir fait médecine pour combattre Ebola." Mercredi 9 décembre, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) lance une campagne pour recruter 300 volontaires sains pour l'essai clinique Ebovac2, explique Le Figaro. Cette "stratégie vaccinale" vise à éradiquer le virus Ebola, responsable de plus de 11 300 morts en Afrique de l'Ouest depuis son identification en 1976, rapporte l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cette stratégie vaccinale dite "prime-boost" consiste à injecter à quelques semaines d'intervalles le même antigène, mais transportés par deux vecteurs différents. Le "prime" stimule la réponse immunitaire et le "boost" la renforce.

Une expérience sans danger pour les volontaires

"Utiliser deux vecteurs différents doit permettre d'avoir une réponse immunitaire plus forte et plus durable", explique le professeur Rodolphe Thiébaut, épidémiologiste à l'Inserm et coordinateur de l'ensemble du projet Ebovac2 au Figaro. Jamais testée contre Ebola, cette stratégie vaccinale a été découverte dans les années 2000 grâce à la recherche sur le vaccin contre le VIH et permet de contourner l'un des principaux écueils des vaccins, le développement d'anticorps contre le premier vecteur utilisé.

Les volontaires ne courent aucun risque de développer la maladie. "Un délai court permet de protéger rapidement la personne vaccinée (...), mais un délai plus long apporte potentiellement une meilleure immunité au long cours", explique Jean-Daniel Lelièvre, immunologiste, au Figaro. Après avoir reçu les injections, les volontaires seront suivis pendant un an. Une indemnisation de 760 euros à 1 240 euros est prévue pour tous les participants.