VIDEO. Second tour des élections municipales : "La campagne officielle débutera le 15 juin", annonce Christophe Castaner

FRANCEINFO

Le ministre de l'Intérieur s'est exprimé mercredi à l'issue du Conseil des ministres au sujet du déroulement de ce scrutin, prévu le 28 juin. 

L'organisation du second tour des élections municipales, prévu le 28 juin, se précise : à l'issue du Conseil des ministres, mercredi 27 mai, Christophe Castaner a déclaré que le dépôt des candidatures se tiendrait du 29 mai au 2 juin. La campagne débutera quant à elle le 15 juin, a précisé le ministre de l'Intérieur.  

Initialement prévu à la date du 22 mars, le deuxième tour des élections municipales a été reporté en raison de l'épidémie de coronavirusCe second tour ne concerne que 14% des communes (les autres ont été entièrement pourvues dès le premier tour), mais environ 35% du corps électoral.

"J'ai présenté ce matin deux décrets portant convocation des électeurs au second tour des élections municipales", a déclaré Christophe Castaner. L'un d'eux "prévoit l'ouverture du dépôt des candidatures du vendredi 29 mai jusqu'au mardi 2 juin. De même, le décret prévoit que la campagne officielle débutera le 15 juin."

"Un choix qui prend en compte l'évolution de l'épidémie"

"Cette décision est un choix prudent. C'est un choix qui prend en compte l'évolution de l'épidémie", a ajouté le ministre. "Et si d'ici 15 jours, le Conseil scientifique estimait que la situation ne permettait plus l'organisation du scrutin dans des conditions de sécurité sanitaire satifsfaisantes, le second tour de scrutin serait alors annulé et le second tour reporté."

Pour se préparer à cette hypothèse, Christophe Castaner a annoncé la présentation de deux projets de loi. "Le premier projet de loi permet l'annulation du second tour. Il permet d'annuler aussi les résultats du premier tour et de fixer au plus tard à janvier 2021 la date d'organisation d'un premier et d'un second tour", a-t-il détaillé. "Il prevoit également le remboursement des dépenses de campagne engagées pour les élections du 15 mars et celles qui sont engagées aujourd'hui encore dans le cadre du compte de campagne, ainsi que l'organisation transitoire dans les communes et les intercommunalités". 

Si ce scénario venait à se présenter, "un projet de loi organique reporterait d'un an les élections sénatoriales", a poursuivi le ministre de l'Intérieur. 

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