VIDEO. Pourquoi, malgré les bonnes audiences du confinement, la crise met la télé en difficulté

Audiences au zénith mais recettes publicitaires en chute libre... Même si les Français confinés ont passé plus de temps devant leur écran de télévision, et pas seulement sur Netflix, le secteur se prépare à être durement touché par les conséquences économiques de la crise sanitaire. Les chaînes privées mettent en place des plans d'économies – voire de départs, explique cet extrait de "Complément d'enquête".

Comment les Français confinés ont-ils passé le temps ? Beaucoup devant leur petit écran, si l'on en croit Médiamétrie : quatre heures trente-quatre par jour – soit une bonne heure de plus que d'habitude. Pour la période du 12 mars au 11 mai 2020, les audiences de la télévision ont explosé.

Plébiscités par les téléspectateurs : les programmes d'information, de divertissement, les jeux d'aventure et les films dits "de patrimoine". La petite lucarne, qui par définition offre tout cela à domicile, semblait faite pour le confinement. Ces deux mois lui ont permis de "retrouver son rôle de fenêtre sur le monde" et son "utilité sociale", analyse Nicolas Daniel, directeur des programmes de flux à France Télévisions. 

Un modèle économique ébranlé

Depuis le 11 mai, les audiences restent élevées. Pourtant, les professionnels du secteur sont inquiets. La crise ébranle en effet le modèle économique de la télévision. Un modèle qui, contrairement à Netflix et autres plateformes de vidéo à la demande accessibles par abonnement, repose sur la publicité (sauf pour les chaînes publiques). Or les annonceurs ont déserté le petit écran...

Deux tiers d'annonces publicitaires en moins

Denis Gaucher, patron de Kantar Media, revient pour "Complément d'enquête" sur la situation inédite qu'il a pu observer pendant le confinement : des audiences au zénith... et des recettes publicitaires en chute libre. Tous les secteurs à l'arrêt pendant cette période, de l'automobile au tourisme en passant par la restauration, ont cessé de communiquer – soit deux tiers d'annonces en moins.

Quelles conséquences pour l'emploi ?

Depuis janvier, les titres de TF1 et M6 ont perdu respectivement 22% et 29% en Bourse. M6 a annoncé un plan d'économies de 100 millions d'euros, TF1 va réduire de 23 millions d'euros le coût de ses programmes. Altice France, le groupe propriétaire, notamment, de RMC et BFM, annonce un plan de départs...

Extrait de "Netflix va-t-il tuer la télé ?", un reportage à voir dans "Complément d'enquête" le 11 juin 2020.

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