VIDEO. Plan de relance de l'UE : Bruno Retailleau met en garde contre la création d'un "impôt nouveau"

FRANCE INTER / RADIO FRANCE

Invité de France Inter, le président du groupe Les Républicains au Sénat s'est interrogé sur la "nécessité de rembourser" la dette commune de l'Union européenne, après l'accord trouvé entre les dirigeants sur un plan de relance post-coronavirus de 750 milliards d'euros.

Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, a mis en garde, mardi 21 juillet sur France Inter, contre la création d'un "impôt nouveau" pour financer le plan de relance de l'Union européenne approuvé par les dirigeants européens. "Certes, il y a un élément de solidarité (…) mais qui dit emprunt, dette commune, dit à un moment donné nécessité de les rembourser par des ressources propres. Est-ce que ce sera un impôt nouveau, alors qu'en France on a beaucoup d'impôts ?", s'est-il interrogé.

Par ailleurs, Bruno Retailleau a estimé que "les plans de relance, que ce soit en France ou en Europe, risquent de relancer l'emploi mais l'emploi en Chine si on ne modifie pas les règles européennes", et notamment les "règles concernant la concurrence". "Est-ce qu'on pourra demain bâtir des champions européens ? Est-ce qu'on pourra demain faire en sorte que nos PME pourront être favorisées pour la réponse à la commande publique ?"

L'Europe est une sorte de passoire : vous pouvez déverser des liquidités, les liquidités traverseront la passoire si vous ne modifiez pas les règles.

Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat

à France Inter

"Nous sommes la seule zone commerciale, la seule union douanière ouverte à tous les vents, et ça ne peut pas marcher. En quoi l'Europe continuerait à être l'idiot utile du village global ? Les autres se protègent, alors on se protège", a estimé le président du groupe LR au Sénat.

Bruno Retailleau propose ainsi "une frontière verte", "c’est-à-dire qu'on puisse taxer les produits qui viennent par exemple de Chine ou d'autres pays qui ne respectent pas l'Accord de Paris [sur le climat] ou qui ont une empreinte carbone trop forte."

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