VIDEO. Le syndrome de Kawasaki touchant certains enfants est-il une sorte d'effet secondaire du coronavirus ?

Le décès d'un jeune patient de 9 ans atteint d'une forme proche de la maladie de Kawasaki a été annoncé ce vendredi 15 mai. C'est le premier décès de ce type en France. Que sait-on de ce syndrome qui touche certains enfants depuis l'épidémie de coronavirus ? A l'hôpital pédiatrique Robert-Debré et à l'hôpital Necker-Enfants malades, à Paris, le point avec "Envoyé spécial".

Ce vendredi 15 mai a été annoncé le décès d'un enfant de 9 ans atteint d'une forme proche de la maladie de Kawasaki. C'est le premier décès de ce type en France. Cette pathologie a été décrite chez de jeunes patients ayant été en contact avec le coronavirus. Elle touche très peu d'enfants, même si les occurrences de cette maladie rare sont en nette augmentation depuis le début de l'épidémie de Covid-19. Ces dernières semaines, 125 cas ont été signalés, selon la Direction générale de la santé.

A l'hôpital pédiatrique Robert-Debré, à Paris, le syndrome de Kawasaki concernait, avant la pandémie, à peine trois ou quatre enfants par an. En ce moment, c'est un tous les deux jours. Leurs analyses de sang montrent qu'ils ont été infectés par le coronavirus, mais sont restés asymptomatiques. Le syndrome pourrait être une sorte d'effet secondaire du virus. 

Forte fièvre, douleurs abdominales et éruption cutanée

Comment se manifeste-t-il ? Les enfants qui en sont atteints présentent une forte fièvre, qui peut être supérieure à 40°C, des douleurs abdominales et une éruption cutanée. Généralement, l'évolution est favorable, même si des complications cardiaques peuvent être redoutées. Le réanimateur pédiatrique interrogé par "Envoyé spécial" avant l'annonce de ce premier décès se montrait plutôt rassurant. "La relation avec l'épidémie est assez forte, notait-il, même si on ne comprend pas exactement le mécanisme."

Mieux comprendre la relation entre ce syndrome et le coronavirus 

La relation entre ce syndrome et le coronavirus intrigue les chercheurs. Existe-t-il d'autres effets secondaires du coronavirus qui n'auraient pas été répertoriés ? Certains enfants ont-ils des facteurs de risque génétiques ? Au laboratoire de l'hôpital Necker-Enfants malades, on analyse les cellules sanguines d'un nourrisson porteur du coronavirus. Les résultats pourraient permettre de mieux connaître le virus, et donc de mieux prendre en charge les jeunes malades à leur arrivée à l'hôpital.

Extrait de "Une rentrée à haut risque ?", un reportage diffusé dans "Envoyé spécial" le 14 mai 2020.

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