VIDEO. Depuis le début du confinement, la demande en farine explose partout en France

BRUT

Dans cette minoterie des Deux-Sèvres (Nouvelle-Aquitaine), on sort 22 fois plus de paquets de 1 kilo qu'avant le confinement. Voilà comment ils se sont adaptés.

Plus de farine dans les rayons... Pourtant partout en France, les moulins tournent à plein régime. Dans les Deux-Sèvres en Nouvelle-Aquitaine, la minoterie de Louis-Marie Bellot doit faire face à la demande accrue de farine, partout dans l'Hegaxone. "On m'a appelé pour avoir cinq camions complets alors que d'habitude je vends de la farine en quelques palettes", raconte Louis-Marie Bellot, le président de la minoterie Bellot.

La vente de paquets de farine de 1 kilo y a été multipliée par 22. L'année dernière, la minoterie a vendu près de 300 000 paquets contre plus d'un million présentement. Le prix abordable de ce produit explique une partie de cet engouement. "On a des enfants à la maison, il faut les nourrir, la farine coûte relativement pas cher, il faut les occuper donc on fait des gâteaux ensemble, on fait des crêpes", explique Louis-Marie Bellot.

S'adapter face à la crise

Pour répondre à la demande, le moulin a dû mettre en place une nouvelle organisation : le nombre d'équipes a été multiplié par trois pour faire tourner la ligne en continu. Le moulin a aussi dû adapter ses normes d'hygiène. "Il faut badger à l'entrée. On ne rentre plus comme dans un moulin, on sait qui rentre, qui sort et à quelle heure", indique Louis-Marie Bellot. Le port du masque et le lavage régulier des mains sont également vigoureusement respectés.

La France, grande productrice de blé

Pour produire plus de farine, il faut plus de blé. Mais la France semble disposer des ressources nécessaires pour tenir le choc. "La France est un des pays les plus producteurs de blé et il y a une majeure partie des blés produits en France qui part à l'export (...) il y a presque trop de blé en France pour le marché de la meunerie française", fait valoir Louis-Marie Bellot.

Le problème auquel fait néanmoins face l'entreprise, ce sont les sachets. "En un mois, on a consommé notre stock de sachets vides pour six mois", note le président de la minoterie. "C'est là que la grande surface va se rendre compte qu'en France, il y a des producteurs, il y a des agriculteurs qui font bien le travail et qui répondent présent pendant la crise", conclut-il. Une constance qui, espère Louis-Marie Bellot, ne sera pas oubliée à l'issue de la crise.

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