VIDEO. Couvre-feu : "Envoyé spécial" s'est invité dans une fête clandestine à Marseille

A Marseille, l'heure fatidique de la première nuit de couvre-feu approche, mais tout le monde n'est pas décidé à rentrer à la maison... Ici comme dans les autres villes concernées par les mesures liées à l'état d'urgence sanitaire, la "résistance" s'organise. Deux journalistes d'"Envoyé spécial" se sont infiltrées dans une fête clandestine.

Vendredi 16 octobre, sur le Vieux-Port à Marseille. Il est 22h30. La première nuit de couvre-feu va commencer dans une heure et demie. Un peu avant 23 heures, ces deux journalistes d'"Envoyé spécial" ont reçu par SMS l'adresse où doit se tenir une fête clandestine. Elles se sont inscrites sur un groupe Facebook dédié à la musique techno, où affluent les demandes de jeunes Marseillais en quête d'un "plan" pour la soirée.

"En cas de contrôle de police", précisent les organisateurs dans le message, "nous devrons passer en mode furtif, sans un bruit, le temps qu'ils partent. L'électricité sera coupée le temps du contrôle." Car dans la cité phocéenne, les 60 policiers mobilisés sur les missions Covid tournent déjà...

Pas de masques ici, les corps se touchent, comme avant l'épidémie

Munies chacune d'une caméra cachée, d'un téléphone et de masques, les journalistes arrivent à l'adresse indiquée. Alors que tout le monde devrait être à la maison, près de 120 personnes sont regroupées ici. Pas de distanciation physique, les corps se touchent et se déhanchent au rythme de la musique, comme avant l'épidémie.

Les masques des deux journalistes ne passent pas inaperçus. Certains participants tentent de les leur retirer. L'organisateur de la soirée semble même surpris de tant de précautions face au coronavirus Covid-19 : "Mais si, il faut l'attraper, assure-t-il. Moi, je l'ai attrapé, à nos âges, on ne sent rien du tout !" 

Un médecin qui "continue à sortir"

Dans cette ambiance de fête, les journalistes font une rencontre plutôt inattendue : un médecin. Il se présente comme anesthésiste-réanimateur, et dit garder son masque à l'hôpital, ne pas s'approcher de ses parents, mais continuer à sortir.

Ce n'était pas la première des soirées baptisées "Résistance" à Marseille. Ni la dernière... Comme dans les autres villes touchées par le couvre-feu, les fêtes clandestines se multiplient.

 Extrait de "Ma vie dans les fêtes clandestines", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 22 octobre 2020.

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