VIDEO. Audiovisuel public : "On a besoin de faire le point sur les conséquences financières de la crise" pour poursuivre la réforme, affirme le ministre Franck Riester

FRANCEINFO / RADIO FRANCE

Le ministre a rappelé que le président de la République a demandé au gouvernement de "réexaminer toutes les réformes qui étaient en cours".

"On a besoin de faire le point sur les conséquences financières de la crise sur l'audiovisuel public", a estimé le ministre de la Culture Franck Riester mardi 26 mai sur franceinfo, alors que le président de la République a demandé au gouvernement de "réexaminer toutes les réformes qui étaient en cours, y compris celle de l'audiovisuel public et donc y compris la fermeture de France 4 et de France Ô".

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Franck Riester assure que "les objectifs qui ont conduit à la création et l'établissement de cette loi audiovisuelle sont toujours d'actualité, je dirais même ils sont encore plus d'actualité". Selon lui, la crise du coronavirus a souligné "la nécessité d'adapter l'audiovisuel public, de réaffirmer ses missions de service public, parce qu'on voit bien que, quand il réaffirme ses missions de service public, il a un vrai succès".

France 4 sauvée ?

Néanmoins, la suppression de France 4 pourrait être retirée du projet de loi : "France 4 a su modifier ses grilles de programmes pour tenir compte de la crise, c'est un grand succès. (…) Elle a su réaffirmer davantage sa mission de service public pour la jeunesse, pour l'éducation", se félicite le ministre, "j'ai demandé à Delphine Ernotte [la présidente de France Télévisions] de nous remonter ce que pourraient être les grilles de programmes de France 4 si on ne devait pas éteindre le signal de la chaîne au 9 août comme c'était prévu".

Force est de constater que le calendrier parlementaire est complètement chamboulé.

Franck Riester

à franceinfo

Franck Riester ne sait pas encore si la réforme pourra être examinée rapidement. "Nous avions commencé à étudier le projet de loi audiovisuelle en commission et donc il faut revoir si on a la possibilité de toujours, malgré les urgences, inscrire le projet de loi dans l'agenda du Parlement".

Interrogé sur le fait que des radios privées demandent la suspension de la publicité sur les radios publiques, le ministre répond qu'il n'a "pas envie de déshabiller l'audiovisuel public pour habiller l'audiovisuel privé", en revanche "le secteur de l'audiovisuel privé a été particulièrement impacté dans des situations dramatiques, nous devons absolument trouver des solutions pour accompagner ce secteur".

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