Vers un confinement plus drastique contre le coronavirus ? : "La prise de conscience du danger n'est pas encore au rendez-vous", déplore Sibeth Ndiaye

Sibeth Ndiaye était l\'invitée de France Inter mercredi 4 mars. 
Sibeth Ndiaye était l'invitée de France Inter mercredi 4 mars.  (FRANCE INTER)

"Si nous devions prendre des mesures supplémentaires pour que cela imprime davantage dans le comportement de nos concitoyens, nous n'hésiterons pas à le faire", annonce la porte-parole du gouvernement lundi 16 mars.

Alors que des mesures pour endiguer la circulation du Covid-19, comme la fermeture des commerces non indispensables à la vie de la Nation, ont été prises par l'exécutif la semaine dernière, Sibeth Ndiaye juge lundi 16 mars sur France Inter que "la prise de conscience du danger face auquel nous sommes n'est pas encore au rendez-vous dans la société française".

La porte-parole du gouvernement réagit à l'hypothèse d'un confinement plus drastique dans les prochains jours : "Si nous devions prendre des mesures supplémentaires pour que cela imprime davantage dans le comportement de nos concitoyens, nous n'hésiterons pas à le faire", précise-t-elle. Sibeth Ndiaye ajoute qu'une telle décision "doit être étayée scientifiquement", en s'appuyant sur des "consultations" des experts.

"Protégez-vous, protégez les autres, restez chez vous !"

Rappelant que de plus en plus de malades sont soignés dans les hôpitaux, "y compris des personnes jeunes et des personnes dans un état grave", Sibeth Ndiaye lance "un appel à la conscience civique individuelle" : "Protégez-vous, protégez les autres, restez chez vous !" La porte-parole du gouvernement, qui confirme que "la situation de l'épidémie se dégrade (et que) les choses s'accélèrent", pousse un coup de gueule : "Au square en bas de chez moi, on a des dizaines d'enfants qui jouent sur les mêmes toboggans, qui touchent les mêmes ballons, avec les parents serrés comme des saucisses sur les bancs du square !" 

On ne dit pas aux parents de ne pas sortir leurs enfants, mais on peut faire de la trottinette sur les trottoirs, on peut faire du vélo.Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.à franceinfo

"Quand on est dans la ruralité (sic), on peut se promener dans la campagne, concède Sibeth Ndiaye. Mais on n'est pas obligés de pratiquer des sports collectifs et de jouer au ballon avec les enfants du voisin".

Par ailleurs, Sibeth Ndiaye a avancé qu'un conseil scientifique sera consulté sur la question de la tenue du second tour des élections municipales.

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