Transports aériens limités en Corse : " Ça risque d'être un coup dur si on ne sort pas très vite de l'impasse actuelle", affirme Gilles Simeoni

(ERIC FEFERBERG / AFP)

Le président du Conseil exécutif de Corse estime que la décision "surprise " du gouvernement i qui restreint les transports aériens à un "motif impérieux" compromet la saison touristique de la Corse et appelle au dialogue.

Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, a contesté mardi 2 juin sur franceinfo le décret gouvernemental publié lundi qui restreint les transports aériens à un "motif impérieux" jusqu’au 23 juin. Alors que la France entame la phase 2 du déconfinement, ce décret place la Corse dans une situation délicate à l'approche de la saison touristique : "Ça risque d'être un coup dur" pour l’île, a-t-il estimé.

>> La France entame la phase 2 de son déconfinement. Suivez notre direct.

"À l'instar de tous ceux qui ont découvert le décret hier, on a été surpris par cette décision gouvernementale. Parce que d'abord, il y a un régime qui n'est pas identique entre le transport maritime et le transport aérien, et puis surtout, c'est une décision qui, en fait, ne satisfait personne", a commenté Gilles Simeoni, inquiet alors que la saison touristique approche à grands pas : "Ça risque d'être un coup dur si on ne sort pas très vite de l'impasse actuelle. Nous avons dit clairement que ce décret ne nous satisfait pas. Je pense qu'il a vocation à être modifié très rapidement".

Ce qu'il faut, c'est très vite donner de la lisibilité aux professionnels et également aux gens qui ont envie de venir en Corse, y compris au mois de juin. Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corseà franceinfo

Il appelle à un "véritable dialogue au plus haut niveau" de l’État pour réfléchir à un dispositif qui permettrait à la Corse de ne pas rater sa saison touristique. "Aujourd'hui, l'épidémie recule et c'est tant mieux. Mais le fait même que le gouvernement ait choisi pratiquement aujourd'hui, en l'état ce décret que nous contestons, de restreindre très fortement l'accès à l'île, montre bien qu'il y a encore une interrogation. Et nous, nous disons que même s'il y a des interrogations sanitaires, il faut construire un dispositif qui nous permet de réussir la saison touristique, y compris si demain les choses devaient se dégrader", a-t-il dit.

Vous êtes à nouveau en ligne