Transferts de malades : la solidarité, et après ?

FRANCE 2

Six patients qui ont été transportés en hélicoptère militaire de Strasbourg (Bas-Rhin) vers la Suisse et l’Allemagne, lundi 30 mars. Le transfert des malades s’accélère entre à travers la France et les pays européens. Comment les hôpitaux d’accueil gèrent-ils la situation ?

Dans les chambres de l’unité Covid-10 créée en urgence au CHU de Poitiers (Vienne), il y a des malades transférés du Grand Est. Les médecins et les infirmières sont sous pression. Ces patients, sous assistance respiratoire, demandent une surveillance constante. "Le patient a un taux d’oxygène dans le sang extrêmement bas, on va modifier les réglages du respirateur pour essayer d’améliorer sa respiration", explique le Dr Rémy Coudroy. Dans une des chambres, il faut cinq personnes pour retourner un malade.

Choisir les malades les moins instables

Le patient est intubé, mais le respirateur ne suffit plus. "On est obligé de le mettre sur le ventre pour favoriser une meilleure oxygénation”, indique Marine Monseur, infirmière. Certains patients sont arrivés en avion durant le week-end, d’autres en train. Ces transferts ont pour but de soulager les hôpitaux surchargés du Grand Est et de la région parisienne. Pour ce périple à travers la France, il a fallu choisir les malades les moins instables. Quatorze au total ont été transférés au CHU de Poitiers. Cette arrivée oblige l’hôpital à augmenter son nombre de lits en réanimation.

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