Traçage numérique lors du déconfinement : "C'est un principe similaire" à l'application utilisée à Singapour "auquel nous pensons", explique Sibeth Ndiaye

Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, à la préfecture des Pyrénées-Orientales à Perpignan, le 17 janvier 2020.
Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, à la préfecture des Pyrénées-Orientales à Perpignan, le 17 janvier 2020. (MICHEL CLEMENTZ / MAXPPP)

La porte-parole du gouvernement a indiqué, dans le "8h30 franceinfo", que l'application de traçage numérique envisagée "peut être un appui" pour le déconfinement.

Le gouvernement français travaille sur la mise en place d'une application mobile de traçage numérique permettant d'"identifier les chaînes de transmission" sur "la base du volontariat" lors du déconfinement de la population afin d'éviter une nouvelle flambée de l'épidémie de coronavirus.

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Des députés de la majorité s'inquiètent qu'un tel outil puisse entraver la protection de la vie privée. "L'application que nous envisageons ne peut être que sur la base du volontariat, d'une anonymisation des données et d'une conservation temporaires de ces données", a expliqué, jeudi 9 avril, sur franceinfo Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.

Utilité d'un point de vue sanitaire

À Singapour, une application, baptisée Trace Together, est utilisée sur la base du volontariat. Elle permet d'enregistrer les téléphones qu'on a croisés et de leur envoyer une alerte si on est malade. "C'est un principe similaire auquel nous pensons évidemment en tenant compte de la protection des données et des libertés publiques", a indiqué Sibeth Ndiaye.

Pour la porte-parole du gouvernement, il n'est pas toujours facile d'identifier les personnes avec lesquelles un malade a été en contact surtout s'il prend les transports en commun. "Donc, cette application peut être un appui, affirme-t-elle. Mais aujourd'hui, nous n'avons pas le recul pour savoir si elle sera utile d'un point de vue sanitaire"

Sibeth Ndiaye a indiqué que le gouvernement "se met donc en situation de recherche y compris avec les partenaires européens, l'Allemagne ou la Suisse. Chacun pourra regarder que ce qui est annoncé est bien réalisée dans l'application. Elle pourrait être disponible de manière gratuite pour tous les pays qui souhaiteraient l'utiliser".

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