Suppressions de postes chez Airbus : un "choc absolument terrible" que Force ouvrière "n’acceptera pas en l’état"

Le siège d\'Airbus à Toulouse (photo d\'illustration).
Le siège d'Airbus à Toulouse (photo d'illustration). (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

"On a œuvré pour faire baisser ce chiffre le plus possible" depuis trois mois, se désespère le coordinateur du syndicat chez Airbus qui demande à l'État de "mettre la pression" sur le groupe.

"C’est un choc absolument terrible", a réagi Dominique Delbouis, coordinateur Force ouvrière (FO) chez Airbus, mercredi 1er juillet sur franceinfo, après l’annonce par le constructeur d’un plan prévoyant environ 15 000 suppressions de postes, dont le tiers en France.

"Ce chiffre est clairement excessif", a-t-il estimé. "Cela fait maintenant trois mois qu’on a pris la mesure de la situation liée à cette crise sanitaire et qu’on travaille à la préparation de ce plan (…) On a œuvré pour faire baisser ce chiffre le plus possible", a expliqué Dominique Delbouis. Ce plan a également été jugé "excessif" par le gouvernement français.

Un plan jugé "excessif" par FO et le gouvernement

"C'est un chiffre qu’on n'acceptera pas en l'état", a souligné le coordinateur de Force ouvrière, rappelant le plan de 15 milliards d’euros adopté par le gouvernement en soutien au secteur aéronautique. Selon lui, l’État a les moyens de "mettre la pression" sur Airbus, notamment pour éviter tout licenciement sec.

"Cet argent doit servir à préserver les emplois, les compétences, et les bassins d'emplois. J'espère que Bercy continuera à mettre cette pression (…) On doit utiliser à bon escient l'argent des contribuables. Je crois que la filière aéronautique le mérite", a estimé Dominique Delbouis.

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