Second tour des municipales le 28 juin : "Sanitairement pas raisonnable" et "démocratiquement aberrant" selon Jean-Christophe Lagarde

Le président de l\'UDI, invité de franceinfo, en janvier 2017.
Le président de l'UDI, invité de franceinfo, en janvier 2017. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

Le président de l'UDI et député de Seine-Saint-Denis, Jean-Christophe Lagarde, dénonce la décision du gouvernement d'organiser le second tour des élections municipales le 28 juin prochain.

"Ca n'est sanitairement pas raisonnable et c'est démocratiquement aberrant" d'organiser le second tour des élections municipales le 28 juin, selon Jean-Christophe Lagarde. Le président de l'UDI et député de Seine-Saint-Denis réagissait, ce samedi 23 mai sur franceinfo, à l'annonce d'Edouard Philippe, la veille.

"On ne connait pas aujourd'hui la situation sanitaire de la France. Il y a 14 jours d'incubation, ce temps de latence fait qu'on ne sait pas si l'épidémie est contrôlée ou pas", rappelle Jean-Christophe Lagarde. Le Conseil scientifique a prévu de donner son feu vert définitif 15 jours avant le scrutin, ce qui fait dire au président de l'UDI qu'"on ne sait pas où on va sanitairement... mais on tente, un peu comme cela s'est passé au premier tour. Les leçons n'ont pas été tirées et il aurait été raisonnable de reporter ce scrutin en mars 2021."

Une élection "sans campagne" électorale

Ce qui pose problème à l'UDI, selon son patron, ce n'est pas la date du 28 juin, mais la campagne électorale. "C'est un moment de rencontre entre les électeurs et les candidats et à fortiori sur les municipales où on parle de ce qui se passe" dans la ville. "Mais cela ne va pas être possible parce qu'il faut faire une campagne sans campagne", a expliqué Jean-Christophe Lagarde.

Il faut faire une élection sans que les électeurs puissent interpeller les candidats. C'est extravagant !Jean-Christophe Lagardeà franceinfo

"Il ne faut pas de réunion publique, pas de distribution de tracts parce que le papier peut-être contaminant pendant 24h à 48h", regrette le député de Seine-Saint-Denis. Jean-Christophe Lagarde estime par ailleurs qu'une partie des électeurs ne viendront "pas voter par peur, par manque d'information, et donc on va fausser le résultat de cette élection."

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