Réouverture des lycées : "On aura plutôt des retours partiels d'élèves à compter de jeudi et vendredi, voire de la semaine d'après"

Le lycée Emile Loubet à Valence dans la Drôme, (photo d\'illustration).
Le lycée Emile Loubet à Valence dans la Drôme, (photo d'illustration). (CLAIRE LEYS / RADIO FRANCE)

Les classes accueillies seront d'une douzaine d'élèves donc il y aura des rotations, explique Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat des personnels de directions SNPDEN-Unsa.

Alors que les lycées sont autorisés à rouvrir et réaccueillir des élèves en petits groupes à partir de mardi 2 juin dans les zones vertes, le secrétaire général du syndicat des personnels de directions SNPDEN-Unsa Philippe Vincent "pense qu'on aura plutôt des retours partiels d'élèves en petits groupes à compter de jeudi et vendredi, voire de la semaine d'après", le temps de tout préparer. "On ne pourra pas de toute façon accueillir ensemble tous les élèves d'un même niveau. C'est impossible avec le protocole sanitaire", a-t-il expliqué vendredi 29 mai sur franceinfo.

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franceinfo : Les lycées sont-ils prêts à accueillir des élèves ?

Philippe Vincent : Au plan technique, non, nous ne sommes pas encore prêts. On était tous en train de bâtir des scénarii divers et variés, mais il nous manquait quelques éléments, et en particulier ceux qu'on a eus hier soir [lors du discours du Premier ministre]. Les lycées ont réfléchi au cadre général, mais il va falloir qu'on tombe d'accord avec nos équipes sur les cas particuliers. On va avoir besoin de voir nos équipes - plutôt à distance encore, parce qu'un certain nombre de règles s'impose à nous - pour tomber d'accord sur les priorités de l'établissement.

Il n'est pas impossible qu'ici, par exemple, on choisisse plutôt les secondes et qu'ailleurs, on choisisse plutôt les terminales en fonction de la situation de l'établissement. Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat des personnels de directions SNPDEN-Unsaà franceinfo

Donc, il y a toute cette partie là à mettre sur pied. Il faut également s'assurer que les protocoles sanitaires en général ont été adoptés par nos conseils d'administration, qu'ils vont pouvoir être adaptés à des effectifs, des groupes. Par conséquent, je pense qu'on aura plutôt des retours partiels d'élèves en petits groupes à compter de jeudi et vendredi, voire de la semaine d'après.

Il ne devra y avoir que 15 élèves par classe. Est-ce possible ?

Cela veut dire que, sur un effectif de classe qui tourne plutôt autour de 35, il faut accueillir des groupes plutôt de 12, ce qui veut dire des rotations, ce qui veut dire des emplois du temps réassurés. Ça va quand même nous obliger à des accueils très partiels parce qu'on ne pourra pas de toute façon accueillir ensemble tous les élèves d'un même niveau. C'est impossible avec le protocole sanitaire, au plan pratique.

À quoi va servir une reprise dans ces conditions, sachant que quasiment tout est joué pour les élèves ?

Elle envoie un signal positif parce qu'on voit bien qu'on est dans une amélioration générale de la situation sanitaire sur le pays et donc la reprise est en phase avec l'évolution. Elle permet aussi de donner le signe que les lycées, finalement, ne sont pas restés complètement à l'écart du mouvement. Et puis, ça va permettre de revoir des élèves et ne serait-ce que ça, ce sera un impact positif.

L'oral du baccalauréat de français est supprimé cette année. Est-ce une bonne chose, selon vous ?

Je pense que c'est cohérent. Il y avait une pression assez forte, y compris des élèves puisque les représentants des élèves au Conseil national de la vie lycéenne ont milité pour l'abandon de cette épreuve orale. Ça apporte aussi de la sérénité et du soulagement. Plus globalement, compte tenu de la réforme du baccalauréat, décider d'évaluer le français en contrôle continu, ça a le mérite d'une cohérence d'ensemble.

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