La rentrée scolaire sera "bien entendu" obligatoire en septembre, le protocole sanitaire ne sera pas allégé avant, indique le ministre de l'Éducation nationale

Jean-Michel Blanquer, ministre de l\'Education nationale, sur franceinfo, le 29 mai 2020.
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, sur franceinfo, le 29 mai 2020. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a notamment taclé, sur franceinfo vendredi, la maire de Paris Anne Hidalgo qui avait signé une pétition contre la réouverture des écoles pour finalement les rouvrir.

Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer souhaite que les écoles maternelles et primaires organisent "au moins des rotations pour permettre aux élèves d'être dans une sorte de mi-temps d'école", afin que tous les élèves retournent à l'école avant les vacances d'été. Il espère aussi l'ouverture de 100% des écoles pendant le mois de juin, contre seulement 80% actuellement.

Alors que certains parents n'ont pas encore pu remettre leurs enfants à l'école, le ministre rappelle que "nous n'avons jamais dit que ce serait 100% des élèves qui seraient accueillis tous les jours. Nous savons bien que c'est impossible au mois de mai et au mois de juin" qui "sont anormaux".

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La rentrée scolaire de septembre prochain sera "bien entendu" obligatoire, rappelle-t-il, tout en assurant "travailler, en fonction de l'évolution de la situation épidémique, à un allègement du protocole sanitaire" pour septembre.

Ce protocole sanitaire est indispensable et il l'est encore au moins de juin, si nous l'allégeons, ce sera pour la rentrée de septembre.Jean-Michel Blanquerà franceinfo

Le ministre a annoncé lancer une "grande concertation au mois de juin avec les parents, les organisations représentatives, les élus, mais aussi les élèves, pour réfléchir à cette façon d'organiser à la rentrée de septembre pour que, évidemment, tous les élèves puissent aller à l'école".

Répondant aux critiques qui estiment que la réouverture des écoles ne va pas assez vite, Jean-Michel Blanquer note qu'il "y a trois semaines, on [lui] disait 'c'est impossible, vous n'ouvrirez pas'" "On me reprochait même le simple fait de rouvrir. Il a fallu beaucoup lutter, poursuit le ministre. Souvenez vous des pétitions que j'ai eues pour m'empêcher d'ouvrir".

Le ministre de l'Éducation nationale tacle la maire de Paris Anne Hidalgo qui avait signé une pétition mais a finalement rouvert ses écoles, et dénonce le fait qu'à Paris, ça semble "plus difficile qu'ailleurs" parce que la mairie ne met pas tous "les personnels municipaux" à disposition des écoles. Il constate qu'en Dordogne et à Bordeaux, "dans des régions vertes, vous avez plus de la moitié des élèves qui vont en classe".

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