Rave-party dans la Nièvre : la préfecture distribue des bons aux festivaliers pour se faire dépister gratuitement

Nièvre : une rave-party qui inquiète en pleine épidémie de coronavirus.
Nièvre : une rave-party qui inquiète en pleine épidémie de coronavirus.(CAPTURE D'ÉCRAN FRANCE 3)

La préfecture de la Nièvre incite les participants à la rave party de Saint-Parize-le-Châtel, dans la Nièvre, à se faire dépister gratuitement pour le Covid-19.

La préfecture de la Nièvre distribue des bons aux festivaliers de la rave-party de Saint-Parize-le-Châtel pour qu'ils puissent se faire dépister gratuitement pour le Covid-19, annonce-t-elle lundi 13 juillet. Le dispositif sera mis en place lundi à 17h et continuera mardi 14 juillet jusqu'à 21h. Depuis samedi 11 juillet, des milliers de fêtards sont rassemblés dans une rave-party qui se déroule en plein champ près de Nevers, en dépit des risques que fait courir l'épidémie de coronavirus.

Cette campagne de sensibilisation au dépistage s'ajoute à la distribution de masques et de gel hydroalcoolique ainsi qu'à la campagne d'affichage des gestes barrières menées dès dimanche 12 juillet sur le site. La préfète du département, Sylvie Houspic, a indiqué lundi 13 juillet sur franceinfo qu'il "y a toujours beaucoup de monde" sur place depuis samedi, "environ 4 000 et 4 500 personnes" avec peu de nouvelles arrivées et peu de départs.

Crainte d'un nouveau foyer épidémique

"J'espère que cette jeunesse présente prendra conscience de l'acte qu'ils viennent de mettre en oeuvre et qu'elle ira se faire tester ou au moins protéger les autres", a réagi sur franceinfo le député LREM de la deuxième circonscription de la Nièvre, Patrice Perrot. 

"Quand on voit une jeunesse qui arrive de France et parfois au-delà des frontières, dans cette concentration et cette proximité, on a tous en tête que ça pourrait reformer à court terme un foyer épidémique avec un éclatement sur l'ensemble du territoire", s'inquiète le député.

Interrogé lundi 13 juillet sur franceinfo, le maire de Saint-Parize-le-Châtel, André Garcia, considère qu'il faut "redonner ces enfants à leurs parents et que ça se passe le moins mal possible pour tout le monde".

"Il y a beaucoup d'inquiètude" dit le maire

"Il y a beaucoup d’inquiétude. Ce sont des gamins, et même des adultes, qui sont loin de penser sécurisation. Je suis allé sur le site. Lorsqu'on parle avec eux, ils sont gentils, mais ils sont insouciants. On pense qu’on est immortel à cet âge-là. Il y aura beaucoup de travail, de pédagogie, pour leur faire comprendre qu’il faut se faire dépister de façon à protéger leur entourage", a également dit André Garcia.

"Nous avons été mis devant le fait accompli dans la nuit de samedi à dimanche à deux heures du matin. 50 camions sont arrivés et les gendarmes locaux se sont retrouvés à deux contre trois cents personnes. Les gens arrivent, ne vous demandent pas votre avis, se posent sur un terrain. Et puis, après, vous devez faire avec. J'espère que ce sera la dernière fois. Ils sont installés dans un endroit où il n'y a même pas l'eau potable."

Le maire de Saint-Parize-le-Châtel s’est dit très inquiet de la localisation du terrain choisi par les festivaliers : "Ils sont dans un grand pré avec des grandes herbes toutes jaunes, toutes fraîches, donc, la première des peurs, c'est que ces gamins se fassent brûler dans ce pré. Les pompiers sont intervenus localement avec les moyens nécessaires du département pour mettre en place un dispositif incendie qui soit à la mesure de l'événement. Le rôle du maire est d’essayer de tout faire pour que ça se passe le moins mal possible."

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