Port du masque obligatoire "à l'étude" dans les lieux fermés : "Une mesure de bon sens" pour le secrétaire général de l'Association des maires de France

Des masques dans une usine du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), le 14 mai 2020.
Des masques dans une usine du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), le 14 mai 2020. (BERTRAND GUAY / AFP)

Philippe Laurent, également maire UDI de Sceaux, est "très heureux que le Premier ministre pose maintenant la question" du port du masque dans les espaces clos.

Le port du masque obligatoire dans les lieux fermés "à l'étude", selon Jean Castex, est "une mesure de bon sens", a estimé Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine) et secrétaire général de l'Association des maires de France, invité de franceinfo lundi 13 juillet.

L'élu avait pris en avril un arrêté imposant le port du masque sur sa commune, qui avait été retoqué par le Conseil d'Etat. "Je n'ai pas changé d'attitude ni de conviction", explique Philippe Laurent, "très heureux que le Premier ministre pose maintenant la question" du port du masque dans les espaces clos.

"Un vrai dilemme" pour les communes

Les Français "sont de moins en moins prudents", remarque le maire de Sceaux. "Bien sûr, il y a un besoin de vivre des choses un peu plus fortes que ce que l'on a pu faire pendant le confinement. On comprend bien cette volonté de se rassembler, de faire un peu la fête", reconnaît-il, après le concert gratuit de The Avener samedi soir à Nice organisé par la mairie. Mais "on a ces départs en vacances qui créent une forme de brassage de population. Il faut que nous soyons beaucoup plus prudents", a ajouté Philippe Laurent.

Le secrétaire général de l'Association des maires de France considère qu'il est "presque préférable de ne pas organiser de manifestations" cet été. "Pour les communes touristiques", "c'est un vrai dilemme parce que les gens partent en vacances et ils ont envie de retrouver une ambiance festive, une ambiance décontractée", souligne-t-il. Mais, pour Philippe Laurent, "la priorité c'est la rentrée scolaire" par laquelle "les maires sont très préoccupés".

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