Port du masque : "Les choses avancent, mais il faut "aller plus vite, il faut rendre ce masque obligatoire dans tous les moments de la vie", plaide Jérôme Marty

Un passant portant un masque dans les rues d\'Aix-en-Provence, le 17 mars 2020.
Un passant portant un masque dans les rues d'Aix-en-Provence, le 17 mars 2020. (CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)

Jérôme Marty, médecin généraliste et président du syndicat de l'Union française pour une médecine libre, estime que le gouvernement ne va pas assez loin et devrait rendre obligatoire le port du masque le plus vite possible.

A partir du 11 mai, le port du masque sera recommandé mais pas obligatoire, sauf dans certains cas comme les transports en commun, a annoncé jeudi 23 avril l'Elysée. "Les choses avancent, pas assez vite, mais elles avancent", a réagi jeudi sur franceinfo Jérôme Marty, médecin généraliste et président du syndicat de l'Union française pour une médecine libre (UFML). Mais il faut "aller plus vite, il faut rendre ce masque obligatoire dans tous les moments de la vie, dans tous les moments où on ne peut pas respecter la distanciation physique", insiste Jérôme Marty.

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Cette obligation doit se faire "dès aujourd'hui", martèle le médecin. "On ne peut pas dire aux gens que vous avez le droit, en quelque sorte, de vous contaminer dans le métro jusqu'au 11 mai et, après, vous devrez mettre des masques. Il faut dire aux gens que vous devez mettre des masques parce que ce sont des écrans anti postillons, anti sécrétions. Vous le mettez pour protéger l'autre et l'autre le met pour vous protéger vous." Il rappelle que "si on met ces masques barrières, on diminue 95 % de ses sécrétions. Cette maladie est sournoise parce qu'elle a de nombreux cas porteurs asymptomatiques et donc chacun ne sait pas s'il est porteur de la maladie."

Le gouvernement a été "défaillant"

Face à la difficulté de trouver des masques, Jérôme Marty estime que "l'Etat a été défaillant" sur le sujet, il salue les collectivités locales "qui ont pris le relais" et estime qu'il faut les "dynamiser et les laisser faire". Les collectivités "sont en capacité de multiplier la production et il faut certainement jouer les facilitateurs par rapport à ça". Le président de l'UFML insiste sur ces défaillances. "Depuis le début, l'Etat a fait preuve quand même d'un certain nombre de défaillances, d'un certain nombre de lenteurs, d'un certain nombre de faits qu'il a plus ou moins cachés. Et l'histoire des masques est symbolique de ce que nous vivons depuis le début, c'est à dire un gouvernement qui n'ose pas dire ce qu'il a découvert, cache les choses et fait prendre des risques aux soignants, puisque ils ont été et sont encore bien trop souvent dans l'incapacité de se protéger. Et on a trop de soignants qui sont tombés."

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