La chute du PIB français au premier trimestre égale celle du printemps 1968

Une file d\'attente devant un magasin à Nice (Alpes-Maritimes), le 23 mai 2020.
Une file d'attente devant un magasin à Nice (Alpes-Maritimes), le 23 mai 2020. (ARIE BOTBOL / HANS LUCAS / AFP)

D'après l'Insee, l'économie française a commencé depuis le déconfinement à "reprendre son souffle", "après près de deux mois au ralenti", mais l'activité reste encore bien inférieure à son rythme de croisière.

Une chute du PIB de -5,3% au premier trimestre. L'Insee a révisé, vendredi 29 mai, sa précédente estimation d'une baisse de 5,8% du produit intérieur brut en France, publiée fin avril. "Cette révision inhabituellement forte s'explique par le remplacement de certaines estimations et extrapolations pour le mois de mars, très affecté par les mesures de confinement" mises en place pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, à partir du 17 mars, explique l'Institut national de la statistique.

La chute du PIB a donc égalé celle enregistrée lors du deuxième trimestre de 1968, marqué par les grèves massives du mois de mai. Elle confirme sans surprise l'entrée de la France en récession au premier trimestre, après le recul de 0,1% de l'activité du dernier trimestre 2019.

La consommation des ménages s'écroule

La consommation des ménages en France a fondu d'un tiers (33,7%) au mois d'avril par rapport à celle du mois de février, avant la crise sanitaire, et de 20,2% par rapport à mars, selon ces données publiées par l'InseePar rapport à avril 2019, la consommation des ménages a également chuté de plus d'un tiers (34,1%) le mois dernier. 

Dans une autre note sur les résultats détaillés de l'économie française, les dépenses de consommation des ménages enregistrent notamment une "baisse inédite" de 5,6%, illustrant les conséquences des fermetures de nombreux commerces. C'est toutefois un peu moins que les -6,1% estimé fin avril.

Même chose du côté des entreprises, avec un investissement qui plonge de -10,5%, contre -11,8% dans la première estimation de l'Insee. Finalement, la demande intérieure contribue de 6 points à la baisse du PIB durant le premier trimestre (contre 6,6 points précédemment).

Vous êtes à nouveau en ligne