Pendant l'épidémie de coronavirus, cracher sur la police est passible de prison en Belgique

Des policiers patrouillent dans les rues de Bruxelles (Belgique), le 26 mars 2020.
Des policiers patrouillent dans les rues de Bruxelles (Belgique), le 26 mars 2020. (BERTRAND VANDELOISE / HANS LUCAS / AFP)

La justice belge a décidé de sévir contre ce type de comportement, ont indiqué plusieurs sources judiciaires à l'AFP, lundi 30 mars.

Durant l'épidémie de Covid-19, cracher sur la police peut-être considéré en Belgique comme "une menace d'attaque avec des substances dangereuses". Une infraction qui peut conduire directement en prison, comme ce fut le cas à Anvers à sept reprises en une semaine. La justice belge a en effet décidé de sévir contre ce type de comportement, ont indiqué plusieurs sources judiciaires à l'AFP, lundi 30 mars.

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Le crachat a été spécifiquement mentionné parmi une série d'infractions, dans une circulaire envoyée par le Collège des procureurs généraux aux parquets du royaume. "Le fait de cracher intentionnellement ou de tousser en direction de quelqu'un en se disant porteur du virus peut tomber sous le coup de différentes préventions, susceptibles d'entraîner jusqu'à deux ans d'emprisonnement", explique Christian De Valkeneer, procureur général de Liège. Cela peut être considéré comme de la rébellion à l'égard des forces de l'ordre ou "une menace d'attaque avec des substances apparemment dangereuses".

"Avec le coronavirus c'est important d'agir immédiatement"

Les procureurs généraux ont conseillé aux chefs de parquet de présenter systématiquement à un juge les auteurs de telles infractions. "Ce type de geste n'est pas exceptionnel, on le constate régulièrement, mais avec le coronavirus c'est important d'agir immédiatement", souligne Kristof Aerts, porte-parole du parquet d'Anvers.

Lundi 30 mars, un jeune homme de 19 ans a ainsi été placé en détention provisoire par un juge anversois. Il s'était opposé vigoureusement dimanche soir à son interpellation dans un parc de Mortsel, près d'Anvers, alors qu'il était soupçonné de ne pas respecter l'interdiction de rassemblement imposée en raison de l'épidémie.

"Il a réagi de manière très agitée. Dès lors qu'il a été menotté, il a craché en direction des inspecteurs", a expliqué le parquet d'Anvers, fustigeant une attitude "socialement totalement inacceptable". Six autres faits du même type ont été recensés par ce parquet depuis le 23 mars, lors d'interventions policières sur la voie publique, dans des parcs ou durant des contrôles routiers, a indiqué Kristof Aerts.

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