Patients évacués en Airbus, rotations d’hélicoptères vers l’Allemagne, navires déroutés : le point sur l’opération Résilience

Un hélicoptère NH-90 Caïman de l\'armée utilisé pour le transfert de malades du Covid-19 dans le cadre de l\'opération Résilience, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le 29 mars 2020. 
Un hélicoptère NH-90 Caïman de l'armée utilisé pour le transfert de malades du Covid-19 dans le cadre de l'opération Résilience, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le 29 mars 2020.  (HANDOUT / MINISTERE DES ARMEES)

Depuis l'annonce par le chef de l'État du lancement de l'opération Résilience le 25 mars 2020, différents corps de l'armée sont engagés dans la lutte contre l'épidémie de coronavirus.

Dans le cadre de l'opération Résilience, depuis plusieurs jours, les Armées sont pleinement mobilisées pour effectuer des transferts de malades du coronavirus.

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D'après les données recueillies par franceinfo, 30 patients ont été évacués grâce à l'Airbus A 330 de l'armée de l'Air. De plus, des hélicoptères effectuent des aller-retours vers l'Allemagne et la Suisse. Par ailleurs, des navires de la Marine Nationale vont être déroutés de leur mission pour rejoindre La Réunion et la Guyane.

Des transferts de malades par les airs

L'armée de l'Air participe à l'opération Résilience de deux façons. Tout d'abord grâce aux rotations de son Airbus A 330 équipé du dispositif d'évacuations sanitaires Morphée. Depuis le début de l'opération, l'avion a effectué 5 rotations et a ainsi évacué 30 patients originaires de l'est de la France vers les hôpitaux de Bordeaux, Brest, Toulon, Marseille.

Par ailleurs, l'armée de l'Air a également mobilisé depuis quelques jours des hélicoptères NH-90 Caïman. Ils effectuent 3 rotations par jour en moyenne, vers l'Allemagne et la Suisse, avec 2 patients à chaque fois. Dans l'appareil, ce sont des médecins du Samu qui assurent les soins, et non des médecins militaires.

La Marine en soutien des territoires ultramarins et de la Corse

De son côté, la Marine nationale s'est également mise au service de l'opération Résilience. Ainsi, le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Mistral, qui était en mission, a été dérouté pour rejoindre La Réunion, où il devrait arriver en fin de semaine. Le PHA Dixmude, qui doit rejoindre la zone Antilles/Guyane, est lui en reconfiguration. En clair, ce bâtiment équipé à l'origine d'un hôpital de 69 lits (dont deux lits équipés en réanimation) doit s'adapter aux contraintes techniques si des lits de réanimation supplémentaires venaient à être embarqués. Le Dixmude devrait arriver sur place dans une dizaine de jours.

Ces bâtiments sont de même modèle que le Tonnerre, qui a déjà rapatrié des malades de Corse vers le continent.

Un hôpital de campagne militaire

Fin mars, un hôpital de campagne militaire était monté à Mulhouse pour soulager l'hôpital voisin. Cet "élément militaire de réanimation" (EMR) du service de santé des armées dispose de 30 lits. Toutefois, tous ne sont pas continuellement occupés. Les patients qui y passent sont ceux qui vont ensuite être évacués vers d'autres hôpitaux, et donc après leur passage, il faut désinfecter les lieux.

Les soldats de la mission Sentinelle n'ont pas basculé vers l'opération Résilience

Enfin, franceinfo a appris que, contrairement à ce que certaines préfectures affirment, aucun militaire n'est déployé pour faire respecter le confinement, et aucun soldat de Sentinelle n'a basculé vers l'opération Résilience.

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