"On est en tension", les médecins préviennent face à la pénurie de matériel

Les soignants doivent s'adapter un peu partout en France pour faire face à la situation. Etienne Fourquet, vice-président du syndicat des anesthésistes et réanimateur de France (SNARF) est sur le plateau du 23h pour parler de la situation.

C'était une crainte : devoir faire des choix dans les hôpitaux, mais il semble bien que ce soit la réalité aujourd'hui. "Actuellement sur l'Auvergne-Rhône-Alpes, l'afflux de patients commence à arriver mais nous ne sommes pas amenés à faire des choix encore. Nous prenons en charge tous les patients par appel Samu", réagit le vice-président du syndicat des anesthésistes et réanimateur de France (SNARF), Etienne Fourquet, en direct dans le 23h. "La question qui se pose, c'est la prise en charge de patients en détresse respiratoire majeure, qui nécessite une incubation et une ventilation et qui est très longue avant d'obtenir une guérison", ajoute-t-il.

L'importance de la solidarité

Il y aussi la question du matériel et les produits anesthésiques, y'a-t-il un risque de pénurie ? "Sur l'ensemble des produits pharmaceutiques, on est en tension, on a informé nos pharmaciens qui font un gros travail pour approvisionner ces éléments. On risque de se retrouver avec quatre à cinq fois plus de patients qui vont être intubés", explique le médecin. Comment gérer ce type de manques ou cette pénurie ? "Il y a les approvisionnements, les modes de ventilation, on utilise différents types de produits. On estime les stocks et on utilise les produits à notre disposition : on passe d'un produit à l'autre", décrit Etienne Fourquet. Y'a-t-il une marge en terme de stock ? "Dans certains établissements les stocks varient selon le type de produits. Tous les matériels de consommables peuvent être amenés à manquer (…) C'est là que la chaîne de solidarité est importante", termine-t-il.

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