Municipales 2020 : en raison de l'épidémie de coronavirus, Emmanuel Macron annonce un report du second tour des élections

Emmanuel Macron, le 16 mars 2020. 
Emmanuel Macron, le 16 mars 2020.  (DAMIEN MEYER / AFP)

Cette annonce fait suite à la proposition d'Edouard Philippe, lundi, de reporter le second tour des municipales en juin et de sanctuariser les résultats du premier tour. 

La décision était attendue, le président l'a confirmée. Emmanuel Macron a annoncé, lundi 16 mars, le report du second tour des élections municipales en raison de la pandémie de coronavirus. Plus tôt dans la journée, le Premier ministre a également proposé de reporter le second tour au 21 juin, a appris le service politique de France 2. Edouard Philippe a notamment suggéré de "sanctuariser" les résultats du premier tour, ainsi que l'élection des maires ayant obtenu plus de 50% des voix dimanche. Le dépôt des listes devrait cependant être réalisé comme si le deuxième tour se tenait dimanche 22 mars, c'est-à-dire avant mardi à 18 heures.

Le patron des députés LR, Damien Abad, a fait savoir que sa formation était d'accord avec ces propositions. De La France insoumise au Rassemblement national en passant par les écologistes d'EELV, plusieurs responsables de partis avaient réclamé dès dimanche soir un report du second tour. Le coronavirus a fortement marqué le premier tour des élections municipales, dimanche, avec un effondrement de la participation. Sur les quelque 47,7 millions d'électeurs appelés à élire leurs conseillers municipaux, moins de la moitié se sont effectivement déplacés.

Un report encadré

Le second tour peut être reporté "en cas de circonstances exceptionnelles", rappelait dès dimanche à franceinfo Armel Le Divellec, professeur de droit public à l'université de Paris II Panthéon-Assas. Ces "circonstances exceptionnelles" avaient déjà été invoquées en 1973 pour justifier le report du deuxième tour des élections législatives à La Réunion, alors que l'île avait été frappée par un cyclone pendant l'entre-deux-tours. 

Dans ce cas, le gouvernement est censé prendre "un décret qui suspend la convocation des électeurs prévue dimanche 22 mars", détaille à franceinfo Bruno Daugeron, professeur de droit public à l'université Paris-Descartes. 

"Techniquement ce n'est pas sorcier, politiquement et pratiquement c'est quand même assez mal engagé", relève néanmoins Guillaume Tusseau, professeur de droit public à Sciences Po, joint par franceinfo. Il faudrait notamment que le texte passe à l'Assemblée et au Sénat (alors que les cas avérés de Covid-19 se multiplient parmi les parlementaires) avant dimanche.

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