Migrants en Méditerranée : le port du masque oblige les sauveteurs à s'adapter

Les règles sanitaires anti-Covid perturbent le travail des sauveteurs en mer Méditerranée. Ainsi, le port du masque devient problématique dans les conditions d'intervention.

Après avoir sauvé plus de 200 migrants bloqués en mer, le bateau de l'ONG Sea Watch est arrivé le 21 juin en Sicile (Italie). Les passagers ont été immédiatement placés en quarantaine sur un ferry italien. 28 d'entre eux, soit environ 13%, ont été testés positifs au Covid-19. Avec la crise sanitaire, et notamment l'obligation de porter un masque, les sauvetages en mer sont aujourd'hui devenus difficiles. "Ça va être beaucoup plus dur que prévu", confirme Mary, marin sauveteuse de 23 ans. "Nous entrons maintenant dans l'été, les conditions météorologiques seront les plus chaudes de toute l'année, et c'est déjà un défi en soi quand on fait des sauvetages pendant des heures et des heures", explique-t-elle.

Alterner lors des massages cardio-pulmonaires

Pour s'adapter à la situation, les marins du navire sanitaire Ocean Viking s'entraînent au pire, comme effectuer un massage cardiaque de longues minutes avec un masque. "Ce qu'on peut faire, c'est alterner plus souvent entre sauveteurs, et faire de la réanimation cardio-pulmonaire à tour de rôle. Comme ça, ceux qui sont en pause peuvent souffler et ensuite prendre la relève. On peut ainsi se répartir la charge, parce que parfois nous faisons de la réanimation pendant très longtemps avant de retourner à l'Ocean Viking. Et ce n'est pas possible pour une personne de faire ça très longtemps avec un masque sur le visage", détaille Mary

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