Coronavirus : "Il y a un amateurisme dans la gestion de cette crise", critique Julien Sanchez (RN)

France 2

Julien Sanchez, maire de Beaucaire (Gard) et porte-parole du Rassemblement National, est l’invité des "4 Vérités" de France 2, vendredi 28 août.

Le port du masque est obligatoire partout dans Paris, depuis ce matin. "On a beaucoup tâtonné sur ces mesures gouvernementales. On a d’abord imposé certaines rues, puis certains quartiers, maintenant des villes entières. On voit bien qu’il y a un amateurisme dans la gestion de cette crise", explique Julien Sanchez, maire de Beaucaire (Gard) et porte-parole du Rassemblement National. Il est l’invité des "4 Vérités" de France 2, vendredi 28 août.

Dans sa ville, à Beaucaire, le port du masque est obligatoire dans certaines rues. L’élu souhaite-t-il que cette mesure soit étendue ? "Cette mesure doit être générale ou pas. Et là le fait de faire des quartiers ou des rues, ce n’est pas une bonne mesure, c’est illisible pour les gens, pour les touristes notamment. Je regrette que [le port du masque obligatoire] soit uniquement dans les centre-villes", indique Julien Sanchez.

"Il faut des annulations de charges"

Comment va se passer la rentrée des classes dans à Beaucaire ? "Là aussi, amateurisme du gouvernement. J’ai attendu tout le mois de juillet et d’août [pour avoir] des consignes claires de l’Éducation nationale, je ne les ai pas reçues. J’ai appris par les médias qu’un protocole avait été fait, qui n’a pas été envoyé aux communes. Il a fallu regarder sur internet. Toujours est-il que nous avons quand même préparé le pire des scénarios, nous avons respecté les distances de sécurité, nous distribuons du gel hydroalcoolique à l’entrée des écoles, nous avons acheté des thermomètres frontaux pour les enfants. […] Le but c’est que les enfants puissent retourner à l’école parce qu’ils ont été déscolarisés pendant presque quatre mois", confie Julien Sanchez.

Le gouvernement va présenter son plan de relance le 3 septembre. Qu’en attend l’élu ? "Il faut conforter les acteurs économiques existants. Nous avons beaucoup de commerce aujourd’hui, de TPE/PME qui sont sur le point de fermer, au bord de la faillite, parce que pendant deux mois ils n’ont pas pu travailler. Il faut faire autre chose que des reports de charges, il faut des annulations, sinon en fin d’année on va avoir une catastrophe", indique Julien Sanchez.

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